Espagne : De la prison à l’église… Accusé de viol puis acquitté, Dani Alves se reconvertit en prédicateur
L’EXORCISTE•Acquitté en mars dernier après avoir fait 14 mois de prison pour viol, l’ancien défenseur du Barça Dani Alves a été aperçu en train de prêcher et de chanter dans une église de GéroneA.L.G.
Des terrains à la prison, de la prison aux églises. En quelques années, la trajectoire de vie de Dani Alves a pris un sacré virage à 180°. Condamnée en février 2024 à quatre ans et demi de prison pour des faits d’agression sexuelle et de viol remontant à décembre 2022, dans une boîte de nuit de Barcelone, l’ancienne star du Barça a été acquittée en mars dernier, en appel, par la Cour de justice de Catalogne.
Libre de ses mouvements après 14 mois de prison, celui qui s’était déjà acquitté du paiement d’une caution d’un million d’euros - en plus d’un versement de 150.000 euros destinés à la jeune femme en question - n’est plus apparu dans les médias depuis lors. Jusqu’à ce qu’une vidéo ne soit diffusée par El Confidencial sur les réseaux sociaux, où l’on y voit l’ex-international brésilien dans une église de Gérone (Catalogne), tout de noir vêtu, en train de prêcher et de chanter, comme possédé par une force supérieure.
Dani Alves tutoie son seigneur
« Il faut prendre Dieu au sérieux et avoir la foi, j’en suis la preuve vivante. Ce que Dieu promet Dieu l’accomplit », scande Dani Alves, avant de carrément tutoyer le tout-puissant : « Je lui ai dit [à Dieu], Monsieur, j’ai un pacte avec toi ! Je vais te servir, mais toi tu dois veiller sur ma maison. » On ne sait pas ce que le divin lui a répondu mais ce qui est sûr, c’est que l’actualité judiciaire de Dani Alves ne s’est pas terminée avec la décision de la Cour de justice de Catalogne.
L’avocate de la plaignante a en effet annoncé qu’elle allait contester cet acquittement devant le tribunal suprême espagnol. En mars dernier, celle-ci parlait d'« un recul dans la lutte contre la violence à l’égard des femmes, tant sur le plan juridique que social ». L’ancienne ministre de l’Egalité Irene Montero s’était elle aussi indignée de cette décision en appel. « Daniel Alves a changé sa version jusqu’à cinq fois, mais selon ces juges, c’est la victime qui n’est pas crédible, avait-elle écrit sur X. Assez de justice patriarcale. Seul un "oui" est un "oui". »



















