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Comment Donald Trump a mis dans l’embarras la Fifa en vue du Mondial 2026

Coupe du monde 2026 : Comment Donald Trump a mis dans l’embarras la Fifa avec ses menaces de délocalisation de matchs

Com de criseAu lendemain des menaces du président américain, la Fédération internationale de football s’est fendue mercredi d’un communiqué pour souhaiter que « chacune des 16 villes hôtes » de la Coupe du monde soit « prête à accueillir avec succès » les matchs
Jérémy Laugier

J.Lau. avec AFP

Big up aux services de communication de la Fifa, qui ont dû marcher sur des œufs comme jamais mercredi afin de publier un communiqué ne désavouant pas Donald Trump, tout en soutenant les villes hôtes de la Coupe du monde 2026, et accessoirement l’intégrité de son président Gianni Infantino. Car le président américain ne s’était pas fait prier pour balancer la veille une bombinette médiatique dont il a le secret, en menaçant +++ les municipalités démocrates supposées accueillir des matchs du prochain Mondial de les priver de toute compétition sportive, y compris les JO 2028 pour Los Angeles.

« Si quelqu’un fait du mauvais travail et que je pense qu’il y a un problème de sécurité, j’appellerais Gianni, qui est formidable, et je lui dirais "déplaçons-le vers un autre endroit". Et il le ferait très facilement », avait annoncé mardi le chef d’État devant les journalistes présents à Washington. De quoi sacrément mettre dans l’embarras la Fifa donc.

« La sécurité et la sûreté sont la priorité »

L’organisation mondiale du football a donc riposté avec un communiqué hautement politique. « Nous espérons que chacune de nos 16 villes hôtes sera prête à accueillir avec succès les événements et à remplir toutes les conditions requises », a ainsi prudemment commenté un porte-parole de l’instance, dans une déclaration qui englobe également les deux autres pays organisateurs, le Canada et le Mexique.

« La sécurité et la sûreté sont la priorité pour tout évènement organisé par la Fifa à travers le monde », or « la sécurité et la sûreté relèvent évidemment de la responsabilité des gouvernements, qui décident de ce qui est dans l’intérêt de la sécurité publique », a tenu à préciser la Fifa.

Trump et Infantino souvent réunis

Donald Trump et Gianni Infantino, qu’il a plusieurs fois reçu à la Maison-Blanche depuis son retour au pouvoir, se sont vus lundi en Egypte, où le patron de la puissante organisation sportive s’était joint à des dirigeants politiques venus du monde entier pour discuter du processus de paix à Gaza.

L’administration Trump a récemment déployé la Garde nationale dans plusieurs villes dirigées par des opposants démocrates, contre l’avis des autorités locales. Washington argue que cette mesure était nécessaire pour lutter contre la criminalité et l’activisme de gauche. Aucune des agglomérations visées, comme Chicago, n’est cependant en proie à des émeutes généralisées ni à une flambée de violence hors de contrôle.

Notre dossier sur la Coupe du monde 2026

Au total onze villes américaines doivent accueillir des matchs du Mondial, qui se déroulera du 11 juin au 19 juillet. Parmi les grandes villes démocrates, Boston doit accueillir sept rencontres du prestigieux tournoi de football, San Francisco et Seattle six, et Los Angeles huit. Nul doute que durant les neuf prochains mois, la Fifa se sentira obligée de répondre à d’autres facéties/provocations de l’incontrôlable Donald Trump.

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