Equipe de France : « Je ne lâcherai pas », snobé par DD, Tolisso veut encore croire en ses chances de retrouver les Bleus
L’ESPOIR FAIT VIVRE•Absent de la liste d’octobre malgré un début de saison canon, Corentin Tolisso refuse de croire que sa chance est définitivement passée, même si les signaux envoyés par Deschamps sont loin d’être positifsA.L.G.
Caramba, encore raté ! Element moteur de cet Olympique Lyonnais new-look et encore victorieux jeudi soir, en Ligue Europa, face au Red Bull Salzbourg, Corentin Tolisso n’a toujours pas été rappelé par Didier Deschamps pour les deux prochains matchs de l’équipe de France contre l’Azerbaïdjan et l’Islande.
Ce qui n’empêche pas le sélectionneur de continuer à garder un œil sur ses performances, comme il l’a encore rappelé jeudi en conférence de presse. « Il fait partie des pré-sélectionnés. Il peut être amené à être appelé, a assuré Deschamps. Il fait de très bonnes choses à Lyon après avoir lui aussi enchaîné des années compliquées avec les blessures. Il a fait partie de la génération victorieuse, je ne l’oublie pas. »
Mais, comme souvent avec DD sur ce genre de questions, c’est plutôt sur la deuxième partie de la phrase qu’il faut se concentrer. Et celle-ci ne dit rien qui vaille pour l’ancien milieu du Bayern Munich. « Mais je vois ça dans un avenir un peu plus lointain. A partir du moment où je fais certains choix sur des jeunes qui ont moins d’expérience et de temps de jeu, je préfère prendre cette option-là », a-t-il poursuivi.
« Tant qu’il y a de l’espoir, j’y croirais »
Des mots qui n’empêchent pas le boss de l’OL de continuer à croire en ses chances, du moins officiellement. Interrogé sur ce sujet après la victoire des Gones jeudi soir, Tolisso ne semble pas avoir lâché l’affaire. « J’ai dit ce que j’avais à dire par rapport à l’équipe de France. Je n’y suis pas, c’est comme ça. Il faut que je travaille encore plus pour en faire partie. J’ai vu ce que le sélectionneur a dit sur moi. Le plus important est de travailler, d’être le meilleur au quotidien. En tout cas je n’abandonnerai pas, je ne lâcherai pas. Tant qu’il y a de l’espoir j’y croirai », a prévenu le champion du monde 2018.
Le problème, l’un des problèmes du moins, c’est que depuis quelque temps le sélectionneur a pris l’habitude d’emmener avec lui toute une tripoté d’attaquants, se forçant même à glisser parmi les milieux de terrains les noms de joueurs au profil pourtant très offensif. C’était le cas avec Désiré Doué la dernière fois, c’est encore le cas aujourd’hui avec Michael Olise, annoncé comme faisant partie du contingent du milieu avec les habituels Rabiot, Khéphren Thuram, Manu Koné et Eduardo Camavinga.
S’il reste sur cette nouvelle ligne de conduite, avec un milieu allégé et une attaque au (très) grand complet, les places seront chères dans l’entrejeu en vue du Mondial 2026 aux Etats-Unis et Tolisso aura du mal à réintégrer un groupe auquel il n’a plus pris part depuis l’Euro 2021, une éternité dans le football. Mais comme il le dit, tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir.


















