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« Le PSG n’est pas notre adversaire », insiste Didier Deschamps

Equipe de France : « Le PSG n’est pas notre adversaire », insiste Didier Deschamps

footballVisé avec son staff par le PSG après les blessures de Dembélé et Doué vendredi, le sélectionneur des Bleus a réaffirmé ce lundi qu’il avait « fait les choses de manière consciencieuse » et que c’était lui qui prenait les décisions
Nicolas Camus

N.C.

Didier Deschamps se savait attendu au tournant, et forcément, les questions sur les blessures d’Ousmane Dembélé et Désiré Doué et les reproches effectués par le PSG n’ont pas manqué en conférence de presse ce lundi. Alors comme après la victoire de vendredi contre l’Ukraine, et comme dimanche dans Téléfoot, le sélectionneur a répété que le staff des Bleus avait fait les choses dans l’ordre et que ce genre de choses pouvaient arriver.

« On fait les choses de manière consciencieuse, systématiquement, avec des échanges, qui vont des deux côtés, peu importe le club, a expliqué DD. On prend aussi en compte le ressenti des joueurs. Malheureusement, c’est arrivé et ça concerne deux joueurs du PSG. Le PSG n’est pas notre adversaire, ça ne l’a jamais été, même si on a des intérêts qui peuvent diverger et c’est normal. »

« Absence totale de concertation »

Le club parisien avait écrit dimanche à la Fédération française pour demander une meilleure « coordination médico-sportive entre clubs et sélection ». Il « déplore » que des « recommandations médicales » concernant l’utilisation de ses joueurs en sélection « n’aient pas été prises en compte par le staff médical » des Bleus et a même évoqué une « absence totale de sollicitation et de concertation ».

Ce qu’a réfuté Deschamps, pour le coup. Il y a bien « des échanges » avec tous les clubs, a-t-il assuré, reprenant l’exemple de Rayan Cherki (Manchester City) et William Saliba (Arsenal), blessés en club, que les Bleus ont dispensé d’un contrôle à Clairefontaine au début du rassemblement, pourtant prévu par le protocole.

En tout cas, le sélectionneur a écarté l’idée d’une quelconque influence de cette polémique sur sa composition d’équipe pour la rencontre face à l’Islande mardi. Autrement dit, il utilisera le Parisien Bradley Barcola comme il l’entend. « Sinon après j’ai le Bayern qui m’appelle, le Real Madrid, et je vous fais jouer vous ?, a-t-il dit en souriant à l’adresse des journalistes. C’est moi qui prends les décisions. »