Israël - Italie : « Nous sommes des fous »… Malgré deux CSC « absurdes », la Nazionale de Gattuso s’en sort par miracle
Folie furieuse•Menée au score à deux reprises, avec un Gianluigi Donnarumma dépassé, puis en panique en fin de rencontre, la sélection italienne de Gennaro Gattuso a arraché lundi face à Israël un succès (4-5) crucial dans la course à la Coupe du monde 2026J.Lau.
L'essentiel
- L’Italie de Gennaro Gattuso a remporté un match crucial contre Israël sur le score dingue de 4-5, lundi à Debrecen (Hongrie), lors des qualifications pour la Coupe du monde 2026.
- Le scénario irréel de la rencontre a notamment été marqué par de nombreuses erreurs italiennes, à commencer par un Donnarumma très fébrile et par des buts contre leur camp de Locatelli et de Bastoni.
- Bien que devant avec deux buts d’avance (2-4) à la 86e minute de jeu, la Nazionale a trouvé le moyen de se faire rejoindre, avant de s’en sortir dans le temps additionnel grâce à Tonali (4-5, 90e+1). « Nous sommes des fous car nous avons pris des buts absurdes », a estimé le nouveau sélectionneur transalpin, alors que son équipe reprend la 2e place du groupe I à son adversaire du jour.
D’une polémique d’avant-match sur la « malchance » de devoir affronter la sélection israélienne en plein conflit à un « ferme-la » balancé au coup de sifflet final à un joueur adverse, Gennaro Gattuso a électrisé à sa manière un véritable tournant pour la Nazionale lundi. Absente des deux dernières Coupes du monde, l’Italie était en crise dès son premier match de qualification pour le Mondial 2026 aux Etats-Unis en raison de la rouste subie en Norvège (3-0) le 6 juin.
Intronisé peu après à la place de Luciano Spalletti, Gennaro Gattuso savait donc son équipe (3e du groupe I avec 6 points en trois matchs) en danger au moment de défier Israël (9 points en quatre journées) à Debrecen (Hongrie).
Donnarumma extrêmement fébrile
Le bouillant ex-coach de l’OM a eu son lot d’émotions, et même sans doute au-delà de ce qu’il imaginait, avec une victoire 4-5 arrachée dans le temps additionnel. Voici en vrac les principales mésaventures subies rien que dans la première demi-heure de jeu :
3e : Grosse erreur de relance de Donnarumma et Bastoni doit s’employer pour sauver devant sa ligne un centre-tir de Biton (0-0).
4e : Donnarumma se déchire totalement sur une tentative de corner rentrant de Solomon et marque contre son camp du poing. L’ancien gardien du PSG est sauvé par l’arbitre Slavko Vincic, qui signale un écran supposé fautif de Lemkin sur le coup (0-0).
16e : Israël promène la Nazionale et sur un centre en retrait de Biton, Locatelli (pourtant sans attaquant adverse dans son dos) dévie le ballon dans son propre but (1-0).
26e : Sur un superbe coup-franc de Solomon, Donnarumma est totalement pris par la trajectoire et Shlomo manque d’un rien de doubler la mise (1-0).
Après l’égalisation de Kean (1-1, 40e), l'Italie s’est de nouveau retrouvée menée (2-1, Peretz à la 52e). C’est là qu’un temps fort transalpin aurait dû achever ce match, la Nazionale inscrivant trois buts de rang grâce à Kean, Politano et Raspadori (2-4, 81e).
« Il y avait de quoi mourir aujourd’hui »
Mais là, la folie furieuse de ce match clé a repris de plus belle. Avec un nouveau CSC lunaire, cette fois de Bastoni (3-4, 87e), tant qu’à faire, puis une combinaison parfaite conclue par Peretz (4-4, 89e). D'une frappe lointaine, Tonali a sauvé la patrie dans les arrêts de jeu (4-5, 90e+1), bouclant une série de zinzin de trois buts en quatre minutes.
« Il y avait de quoi mourir aujourd’hui, a souligné Gennaro Gattuso au micro de la Rai après la rencontre. On retiendra la victoire qui était capitale. Mais nous sommes des fous car nous avons pris des buts absurdes. Nous sommes trop fragiles, mais les joueurs ont mis du cœur et ils ont eu la force de réagir après chaque claque reçue. »
Notre dossier sur les qualifs pour le Mondial 2026Avec ses 10 buts inscrits en deux matchs (après le facile 5-0 face à l’Estonie vendredi), l’Italie version Gattuso a en tout cas le mérite d’être sacrément divertissante, tout en ayant redressé sa situation au classement. Les coéquipiers de Barella pointent ainsi après quatre matchs à la 2e place (avec 9 points) de ce groupe I indécis, synonyme de barrages, derrière la Norvège (12 points) et à égalité avec Israël (qui compte un match de plus). L’Amérique semble un peu moins loin de Rome ce mardi matin.


















