Italie : Coupe du monde 2026 en péril et défections pour le poste de sélectionneur, la Nazionale en pleine crise
football•Ça ne se bouscule pas au portillon pour reprendre en main la sélection italienne, mal partie dans les qualifications pour le prochain MondialN.C. avec AFP
Quadruple championne du monde, double championne d’Europe, l’Italie est un monument du football mondial. Ça ne l’empêche pas de traverser une période de fortes turbulences. Déjà absente des deux dernières Coupes du monde, la Nazionale est bien mal partie pour se qualifier pour la prochaine édition, en 2026, et elle peine à se trouver un nouveau sélectionneur.
Officiellement, Luciano Spalletti est toujours en place. Mais après la déroute contre la Norvège (3-0) vendredi dernier, la Fédération italienne (FIGC) lui a notifié son licenciement à venir. Il l’a lui-même annoncé aux médias dans la foulée du match à Oslo. La Fédération pensait avoir trouvé le candidat idéal avec Claudio Ranieri, libre de tout contrat après une dernière pige à l’AS Rome, qu’il a redressé de manière spectaculaire.
Le technicien de 73 ans semblait partant, et les négociations se rapprochaient d’un accord pour un contrat d’un an, avant un coup de théâtre : un SMS envoyé au président de la FIGC, Gabriele Gravina, en pleine nuit de lundi à mardi. « Je ne le sens pas », a écrit Ranieri, qui a ensuite justifié son renoncement en invoquant ses nouvelles fonctions de conseiller stratégique des propriétaires américains de la Roma.
Surprise par ce revirement, la FIGC s’est tournée vers Stefano Pioli, ancien entraîneur de l’AC Milan (2019-24), actuellement aux commandes du club saoudien d’Al-Nassr. Les dirigeants du foot italien n’ont même pas eu à discuter avec Pioli : son agent leur a fait savoir qu’il était sur le point de s’engager avec la Fiorentina, club qu’il a déjà entraîné de 2017 à 2019.
Gattuso, vraiment ?
Ces renoncements illustrent la dégradation de l’image de la sélection, qui n’était pas parvenue à se qualifier pour les Coupes du monde 2018 et 2022, avant un Euro 2024 conclu dès les 8e de finale. « La Nazionale devrait venir avant toute autre chose, surtout dans la situation dramatique où elle se trouve […] Il faut que quelqu’un fasse preuve de courage et de responsabilité », a estimé Arrigo Sacchi, finaliste du Mondial 1994 à la tête de la Squadra Azzura, dans les colonnes de la Gazzetta dello Sport.
Le salut pourrait venir des champions du monde 2006. Trois noms reviennent avec insistance : ceux de Daniele De Rossi, Fabio Cannavaro et Gennaro Gattuso. Ils ont en commun d’avoir remporté le quatrième et dernier titre mondial contre la France en 2006 à Berlin, mais aussi de collectionner les déconvenues dans leur carrière d’entraîneur.
Gattuso, passé par l’AC Milan, Naples ou encore Marseille, serait en pole position selon les médias italiens. Il vient tout juste de quitter l’Hajduk Split, après une seule saison. Si ses résultats ne parlent pas vraiment pour lui, l’ancien milieu du Milan a une qualité majeure aux yeux des décideurs italiens : son tempérament volcanique, qui pourrait réveiller une Nazionale souffrant d’un manque criant de personnalité.
Notre dossier sur la Coupe du monde 2026La sélection championne d’Europe en 2021 n’a plus de temps à perdre dans la course au Mondial 2026. Son entrée en lice à Oslo a donc été une catastrophe, et si elle s’est bien reprise face à la Moldavie lundi, elle a déjà filé la Norvège en tête du groupe, alors que seul le premier sera directement qualifié. Le deuxième devra en passer par un barrage. Un mauvais souvenir pour la Nazionale, éliminée à ce stade par la Macédoine du Nord en 2022 et par la Suède en 2018.


















