Passer au contenu principalPasser à l'en-têtePasser au pied de page
Ce transfert de Rayan Cherki à Manchester City a-t-il tout du choix idéal ?

Mercato : Ce transfert de Rayan Cherki à Manchester City a-t-il vraiment tout du choix idéal pour l’ex-prodige de l’OL ?

Grand sautManchester City vient d’officialiser mardi soir l’arrivée de la pépite lyonnaise de 21 ans pour 42,5 millions d’euros (bonus compris). Sur le papier, la connexion Pep Guardiola-Rayan Cherki est forcément kiffante, non ?
Jérémy Laugier

Jérémy Laugier

L'essentiel

  • A 21 ans, Rayan Cherki vient de signer mardi soir à Manchester City jusqu’en 2030, pour 42,5 millions d’euros (dont 6 M€ de bonus) après une très bonne dernière saison avec l’OL, conclue avec un titre de meilleur passeur de Ligue 1 et de Ligue Europa.
  • Son transfert est perçu comme très prometteur pour le nouvel international tricolore, Pep Guardiola excellant dans le développement de milieux créateurs depuis neuf ans avec le mastodonte anglais.
  • Même si la concurrence offensive s’annonce redoutable chez le 3e de la dernière saison de Premier League, le désormais ex-Lyonnais a beaucoup gagné en maturité depuis un an et demi, et sait qu’un challenge de rêve s’offre à présent à lui.

Les exemples de joueurs ayant vu leur trajectoire de carrière être chamboulée via la rencontre avec un entraîneur ne manquent pas dans l’histoire du football. Comme ça, on songe parmi les éclatants cas récents à Ousmane Dembélé, arrivé au PSG en août 2023, un mois après Luis Enrique. Deux saisons plus tard, « Dembouz » est passé d’une éternelle déception depuis son transfert au Barça à un Ballon d’or en puissance. Le « match » Mohamed Salah-Jürgen Klopp est également très haut placé dans cette catégorie, tout comme la connexion entre Kevin De Bruyne et Pep Guardiola sur quasiment une décennie de règne en Premier League.

Tiens tiens, voici le cas ultime à même de nous inspirer ce mercredi, au lendemain de l’officialisation de l’excitant transfert de Rayan Cherki vers Manchester City pour cinq saisons et un montant de 42,5 millions d’euros (dont 6 M€ de bonus). Cinq jours après avoir signé son premier (sublime) but et sa première passe décisive pour ses débuts avec les Bleus contre l’Espagne (4-5), ce mois de juin 2025 démarre très fort pour le désormais ex-meneur de jeu de l’OL. Une question majeure se pose à présent : est-ce un choix de carrière aussi idéal qu’il en a l’air ?

L’accès à ce contenu a été bloqué afin de respecter votre choix de consentement

En cliquant sur« J’accepte », vous acceptez le dépôt de cookies par des services externes et aurez ainsi accès aux contenus de nos partenaires.

Plus d’informations sur la pagePolitique de gestion des cookies

Meilleur passeur de Ligue 1 et de Ligue Europa

Mouillons-nous illico : oui, oui, et OUI ! Comment bouder son plaisir en songeant à notre pépite ambidextre sous le maillot des Cityzens, dès le 18 juin à Philadelphie contre le Wydad, pour une autre grande première fois lors de la Coupe du monde des clubs ? L’imaginer déjà à l’affût des consignes de Pep Guardiola, entouré de Ruben Dias, Rodri et Erling Haaland est sacrément hypant. Surtout quand on se souvient que dix mois en arrière, Fulham était le seul club anglais souhaitant faire une place dans son effectif à un Rayan Cherki n’ayant toujours pas fait décoller sa carrière.

C’est dire à quel point le néo-international tricolore a changé de dimension cette saison, en devenant à la fois le meilleur passeur de Ligue 1 et de Ligue Europa, pour un total de 12 buts et 20 passes décisives (toutes compétitions confondues). Ajoutez à cela un titre de meilleur dribbleur en championnat et de meilleur jeune en C3, des compils d’highlights ayant fait le tour de l’Europe chaque week-end et une influence de bout en bout positive sur le collectif lyonnais.

Sa sixième saison professionnelle a été la bonne

A titre de comparaison, les deux derniers plus gros cracks de l’OL au poste de meneur de jeu, Nabil Fekir et Lucas Paqueta, avaient dû se contenter d’un transfert dans un club de deuxième zone européenne, à savoir respectivement le Betis Séville (en 2019) et West Ham (en 2022).

En signant mardi Rayan Cherki jusqu’en 2030, Pep Guardiola et le board de City ont jugé qu’il avait le profil pour remettre le club sur le toit de la Premier League, après une saison décevante, bouclée sans le moindre trophée. Le probable GOAT des coachs va-t-il à coup sûr faire franchir de nouveaux paliers au Lyonnais de 21 ans, qui n’a finalement trouvé de la continuité qu’à sa sixième saison professionnelle ?

Sur les traces des créateurs épanouis avec Pep ?

Sur le papier, le milieu offensif a presque tout d’un joueur Pep-compatible, entre vision de jeu, passes cachées déclenchées dans de mini-espaces, et sens de la créativité à tout-va. Rien que dans ce secteur de jeu, Guardiola a directement été à l’origine des pics en carrière de Kevin De Bruyne, Bernardo Silva, David Silva, Ilkay Gündogan, Raheem Sterling et Phil Foden (en attendant encore mieux pour lui ?), voire Jack Grealish et Riyad Mahrez.

La progression si fréquente d’autant de talents créatifs au contact de l’entraîneur catalan, dans une équipe viscéralement joueuse et dominatrice, incite à l’optimisme. Surtout quand on voit à quel point Rayan Cherki a montré plus de stabilité dans son jeu mais aussi dans ses émotions/son body language sur le terrain lors de cette dernière saison. Il semble ainsi mûr pour sa première véritable campagne de Ligue des champions, et son changement de monde outre-Manche.

Rayan Cherki n'a jusque-là connu que deux apparitions en Ligue des champions, dont la dernière remonte à l'improbable demi-finale de C1 disputée le 19 août 2020 par l'OL contre le Bayern Munich de Benjamin Pavard (0-3), après avoir éliminé en quart... Manchester City et Pep Guardiola (3-1).
Rayan Cherki n'a jusque-là connu que deux apparitions en Ligue des champions, dont la dernière remonte à l'improbable demi-finale de C1 disputée le 19 août 2020 par l'OL contre le Bayern Munich de Benjamin Pavard (0-3), après avoir éliminé en quart... Manchester City et Pep Guardiola (3-1).  - M. A. Lopes/AP/SIPA

Sancho et Palmer poussés vers la sortie

Evidemment, il y a le risque de se noyer face au contexte concurrentiel +++ d’un tel club. City n’avait même pas pu/su faire de la place à Jadon Sancho et à Cole Palmer dans un passé récent. De même, James McAtee, Claudio Echeverri, Oscar Bobb et Nico O’Reilly sont autant de jeunes à potentiel n’ayant pas encore su s’installer durablement dans la rotation offensive mancunienne. Et côté Pep, même un juteux transfert à plus de 40 millions d’euros ne garantit pas de temps de jeu, comme le constatent régulièrement Jérémy Doku et surtout Jack Grealish, malgré des sommes bien plus importantes investies pour leur venue.

Notre dossier sur Rayan Cherki

En ce sens, la deuxième partie de saison précieuse de Rayan Cherki avec Pierre Sage en 2023-2024, dans un rôle clair d’impact player, lui sera profitable. Tout comme probablement son statut de joker accompagnant sa découverte des Bleus de « DD ». Gageons que ce Cherki-là, méconnaissable par rapport à son irritant prédécesseur des périodes Bosz ou Grosso, saura être patient et conscient de la chance que représente ce prestigieux transfert. Le « Cherkif » version PL/Pep est prêt à faire des étincelles.