Coupe du monde 2026 : Naufrage en Norvège, Spalletti évincé… L’Italie partie pour manquer un troisième Mondial de rang ?
déroute Nazionale•Giflée en Norvège vendredi (3-0), la sélection italienne démarre très mal ses qualifications pour la Coupe du monde 2026. Après les échecs de 2018 et de 2022, la fédération a pris les devants en limogeant déjà le sélectionneur Luciano SpallettiJ.Lau. avec AFP
L'essentiel
- Luciano Spalletti a annoncé ce dimanche qu’il quittera son poste de sélectionneur de l’équipe d’Italie après le match de qualifications pour la Coupe du monde 2026 contre la Moldavie lundi.
- Cette décision fait suite à la lourde défaite (3-0) subie vendredi en Norvège. Ce couac a incité la Fédération italienne, méfiante à l’idée de manquer un troisième Mondial consécutif après 2018 et 2022, à vite réagir.
- L’ancien champion d’Italie 2023 avec Naples quitte son poste avec l’un des pires bilans du 21e siècle à la tête de la Nazionale, avec seulement 47,83 % de victoires en 23 matchs. A 73 ans, Claudio Ranieri est perçu comme le grand favori pour lui succéder.
Qu’elle semble loin, cette démonstration de la Nazionale sur la pelouse du Parc des Princes (1-3). On était le 6 septembre 2024 et la sélection italienne semblait alors renaître, avec Luciano Spalletti, d’un Euro 2024 désastreux (sortie de route 0-2 dès les 8es de finale contre la Suisse). Sauf que, neuf mois plus tard, la déroute en Norvège vendredi (3-0) a déjà été fatale au champion d’Italie 2023 avec Naples.
S’il ne s’agissait que du premier match de la sélection transalpine dans ces qualifications pour la Coupe du monde 2026, on sait en effet que le rendez-vous contre la Moldavie, lundi (20h45) à Reggio d’Emilie, sera l’ultime rencontre dirigée par le sélectionneur de 66 ans. Celui-ci a annoncé lui-même la nouvelle, ce dimanche, à la surprise générale, lors de la traditionnelle conférence de presse de veille de match.
Le deuxième pire bilan du XXIe siècle
« Nous avons discuté samedi avec le président de la Fédération italienne et il m’a été annoncé que je serai relevé de mes fonctions de sélectionneur de la Nazionale, a-t-il indiqué, le visage fermé. Je n’avais pas l’intention de démissionner. J’aurais préféré rester et faire mon travail mais je dois prendre acte de cette décision. J’ai toujours interprété ce rôle comme un service rendu au pays et je veux faciliter l’avenir de l’équipe nationale. »
Pressé de questions par les journalistes présents au centre national d’entraînement de Coverciano, Luciano Spalletti a rapidement confirmé qu’il serait aux commandes une dernière fois contre la Moldavie. « Je résilierai ensuite mon contrat. J’ai toujours soutenu que mes joueurs étaient forts. Les résultats sous ma direction sont ce qu’ils sont et je dois en assumer la responsabilité », a-t-il insisté.
A savoir l’un des plus mauvais bilans du XXIe siècle en Italie, avec 11 victoires en 23 matchs, soit seulement 47,83 % de succès, pour six nuls et six défaites. Seul Cesare Prandelli, en poste de 2010 à 2014, a fait pire (41,07 % de victoires) sur les 25 dernières années.
Claudio Ranieri pour lui succéder ?
Après vingt minutes d’échanges parfois tendus avec les journalistes, le technicien italien, visiblement éprouvé, a écourté la conférence de presse et a quitté la salle, en renvoyant aux médias cette question : « Pourquoi devrais-je me sentir trahi ? ». Son licenciement avait beau être évoqué depuis samedi, le timing a de quoi surprendre. D’autant que ce dimanche matin, le président de la Fédération italienne Gabriele Gravina avait tenu à défendre son coach.
« Luciano Spalletti est quelqu’un d’extraordinaire, une âme noble qui essaie de faire avancer un projet extraordinaire. Les attaques dont il est la cible ne sont pas méritées », avait-il déclaré, suggérant ainsi que son avenir n’était pas encore tranché. Mais après avoir sauvé sa peau d’un rien en fin d’Euro 2024, l’élimination en quarts de finale de la Ligue des nations contre l’Allemagne (1-2, 3-3), puis surtout les trois buts encaissés dès la première période sous la pluie d’Oslo, ont scellé son sort.
Notre dossier sur la Coupe du monde 2026Pour renouer avec la Coupe du monde après les traumatisantes éliminations en barrages pour les Mondiaux 2018 et 2022, dans une poule largement à sa portée aux côtés de la Norvège donc (9 points en 3 journées), mais aussi d’Israël, de l’Estonie et de la Moldavie, le champion d'Europe 2021 pourrait miser sur l’expérience de Claudio Ranieri. A 73 ans, celui qui était sorti de sa retraite cette saison pour relancer avec brio l’AS Rome fait figure de favori pour assurer sa succession. Ancien entraîneur de l’AC Milan, actuellement à Al-Nassr, Stefano Pioli est également évoqué.


















