Passer au contenu principalPasser à l'en-têtePasser au pied de page
Le syndicat des joueurs démolit le Mondial des clubs, la Fifa et Infantino

Coupe du monde des clubs 2025 : « Le pain et les jeux de la Rome de Néron »… La Fifpro démolit le tournoi et Infantino

pas contentLe syndicat des joueurs, la Fifpro, a dézingué la Coupe du monde des clubs organisée par la Fifa
Antoine Huot de Saint Albin

A.H.

Tout est beau dans le meilleur des mondes. Créateur de la nouvelle Coupe du monde des clubs, Gianni Infantino a pu voir son bébé bien grandir. Et, comme chaque parent, il ne voit (quasiment) aucun défaut chez sa progéniture, qui a permis à Chelsea de décrocher la première étoile. « L’âge d’or du football de clubs a commencé. C’est déjà la compétition de clubs la plus réussie au monde », a déclaré avec emphase le président de la Fifa dans une sorte de tacle appuyé à la prestigieuse Ligue des champions.

Le Suisse a même précisé que le tournoi avait « généré près de 2,1 milliards de dollars (1,79 milliard d’euros) de revenus » pour cette première édition, sans indiquer quelle suite sera donnée à la compétition. Même s’il a reconnu qu’il y avait eu quelques soucis avec les températures caniculaires aux Etats-Unis, aucune autre ombre au tableau n’est venue ternir le bilan de ce Mondial à 32 équipes.

« Une fiction créée par la Fifa »

Le syndicat des joueurs, la Fifpro, s’est donc mué en procureur. Et la plaidoirie de son président, l’Argentin Sergio Marchi, vaut le détour. « Cette compétition cache une dangereuse déconnexion avec la véritable réalité à laquelle est confrontée la majorité des footballeurs du monde entier, explique-t-il dans un communiqué. Ce qui a été présenté comme une célébration mondiale du foot n’était rien d’autre qu’une fiction créée par la Fifa, promue par son président, sans dialogue, sans sensibilité et sans respect pour ceux qui soutiennent le jeu avec leurs efforts quotidiens. »

Vous en voulez encore ? La Coupe du monde des clubs est « une mise en scène grandiloquente qui rappelle inévitablement le "pain et les jeux" de la Rome de Néron, insiste le dirigeant de la Fifpro. Un divertissement pour les masses tandis que dans les coulisses s’accentuent les inégalités, la précarité et le manque de protection des véritables protagonistes. »