Coupe du monde des clubs : L’UNFP demande à Infantino d’arrêter « le jeu de massacre » avec sa compète en bois
BASTA !•Le syndicat des joueurs professionnels français a publié un communiqué pour allumer la Coupe du monde des clubs de Gianni Infantino, le boss de la FIFAAymeric Le Gall
Après Jürgen Klopp, après Pep Guardiola, c’est au tour de l’UNFP, l’Union nationale des footballeurs professionnels, le syndicat des joueurs français, de mettre un gros tir à la Coupe du monde des clubs, « une absurdité » dans un calendrier footballistique déjà surchargé. Et c’est à Gianni Infantino en personne que s’en est pris l’UNFP dans la foulée de la qualification du PSG aux dépens de l’Inter Miami, dimanche, à Atlanta.
« Il ne s’embarrasse pas du sort que le calendrier international réserve aux premiers acteurs du jeu, alors que "sa" Coupe du monde des clubs prouve, jusqu’à l’absurde, qu’il est urgent d’arrêter ce jeu de massacre, dénonce le syndicat dans son communiqué. Il bafoue la santé physique et mentale des joueurs pour quelques dollars de plus, tout en se moquant, pis, tout en ignorant les conventions collectives – La Charte, en France – qui, un peu partout, prévoient une période incompressible de trois semaines de repos pour les footballeurs entre deux saisons sportives. »
65 matchs pour le PSG en cas de qualif en finale
Pour étayer son propos, l’UNFP poursuit son offensive contre le boss de la FIFA en prenant justement le Paris Saint-Germain en exemple. « Imaginons, puisque cette interminable saison lui sourit, que le PSG dispute son 65e match, le 13 juillet à New York où se jouera la finale de cette Coupe du monde des clubs – dont les Américains se moquent comme de leur premier hamburger… Ils ne sont pas les seuls ! –, et Luis Enrique n’aura alors que deux petites semaines pour préparer son équipe avant le début du championnat… Car on ne voit ni comment ni pourquoi les Parisiens ne bénéficieraient pas des trois semaines de repos total auxquelles ils ont droit et dont ils ont, cette année plus que toute autre, le plus grand besoin. »
Une nouvelle sortie qui ne devrait pas bouleverser la journée du patron du football mondial, qui a déjà émis l’idée d’élargir la prochaine édition de la Coupe du monde des clubs à 48 équipes. Et tant pis si, comme l’évoquait Pep Guardiola, « la Coupe du monde des clubs nous aura détruits » et aura conduit à des conséquences désastreuses sur les organismes des joueurs en cours de saison prochaine.



















