JO de Paris 2024 : Porter la flamme sans libérer les joueurs du Losc ? Olivier Létang ne voit pas le problème
Droit de réponse•Le président lillois a refusé de lâcher Chevalier, Diakité et Yoro, sélectionnés par Thierry HenryN.S.
«Peut-on porter la flamme olympique tout en empêchant ses employés de participer aux JO ? » Voici peut-être l’un des sujets du bac de philo qui tombera dans l’académie de Lille, le 18 juin. Visiblement, Jérôme Rothen a passé l’épreuve avant les lycéens de Terminale. Et c’est un grand « non », pour l’ancien international désormais animateur sur RMC Sport, qui a déclenché le débat mardi dans son émission.
Olivier Létang, président du Losc, doit en effet assurer un relais de la torche sacrée le 2 juillet dans la préfecture du Nord, alors qu’il a refusé de libérer Lucas Chevalier, Bafodé Diakité et Leny Yoro, pourtant retenus par Thierry Henry en vue des Jeux de Paris.
La question relève plus de la morale que du droit, qui est du côté de Létang, le tournoi olympique ne faisant pas partie des dates FIFA. « Il faut distinguer le citoyen que je suis du président du club de Lille, a réagi le dirigeant dans L’Equipe. Les JO, c’est fabuleux, mais la possible qualification en Ligue des champions, c’est notre truc à nous et important pour la France également. »
La C1 plutôt que les JO
Le Losc doit en effet disputer le 3e tour préliminaire de Ligue des champions les 6 ou 7 août (match aller) et le 13 août (retour), pendant le tournoi olympique.
Létang affirme qu’« il n’y a pas d’ambiguïté et pas de débat ». « Alors parce que je ne libère pas nos joueurs, je n’aurais pas le droit de porter la flamme olympique ? fait-il mine de s’interroger. Et je ne peux pas non plus participer au marathon des Jeux olympiques avec ce raisonnement ? Encore une fois, ce sont deux choses différentes et j’adore l’olympisme. » Enfin, tant que ça n’empiète pas sur les intérêts de son club.


















