JO de Paris 2024 : « Si ça se passe mal, je vais prendre cher »… Thierry Henry évoque la pression avant les Jeux
La gagne•Dans un long entretien accordé au « Parisien », le sélectionneur des Espoirs a balayé l’actualité de son équipe avant les JO de ParisA.H.
Plus l’échéance se rapproche, plus la pression monte. A quatre mois des Jeux olympiques de Paris, alors que le tirage au sort de la phase de poules a lieu ce mercredi, Thierry Henry prépare son équipe pour la plus grosse échéance de sa jeune carrière d’entraîneur. Il ne lui reste que quatre matchs amicaux, les deux premiers face à la Côte d’Ivoire et les États-Unis, pour peaufiner son groupe.
« Il y a une énorme attente, a confié le sélectionneur de l’équipe de France Espoirs dans un entretien accordé au Parisien. Si ça se passe mal, je vais prendre cher, je le sais, et c’est normal. » L’ancienne légende d’Arsenal est consciente que l’objectif est de décrocher la médaille d’or à domicile.
« Mais il y a une différence entre avoir un objectif et l’atteindre, reprend Henry. Pour atteindre un objectif, il faut commencer par le visualiser et ne pas avoir peur de le dire. En 1998, Aimé Jacquet avait réussi à nous le mettre en tête alors que c’était difficile à imaginer pour certains. Il faut que tu emmènes les gens. Et pour ça, il faut être bon aussi. »
« Ce n’est pas qu’une question de foot »
La pression est d’autant plus forte que le sextuple buteur de l’affiche entre Viry-Châtillon et Sucy-en-Brie est particulièrement attaché aux Jeux olympiques : « Les Jeux ont ce pouvoir-là, de créer quelque chose au niveau de la jeunesse. J’ai vécu ça avec la génération Platini. Elle m’a transcendé, une fois le match terminé, je filais en bas et je jouais. C’est le genre d’événement qui crée un élan. »
« Les gens pensent que le foot n’est pas un sport olympique. Mais ce n’est pas une question de foot, là, on parle des JO avec tout ce que ça représente, complète “Titi”. Je me souviens encore que j’ai pleuré quand, en qualif, en novembre 1999, on s’est fait éliminer par l’Italie de Gattuso et Pirlo. Je n’ai pas versé une larme quand j’ai gagné la Coupe du monde, mais j’ai pleuré de ne pas faire les JO de Sydney. C’est dire à quel point cette compétition est importante à mes yeux. »


















