20 Minutes : Actualités et infos en direct
footballResto et « open bar »… La belle soirée des champions du monde 1998

Resto italien, « open bar » et fans étonnés… C’était quoi, cette soirée de Zidane et des champions du monde 1998 ?

footballComme chaque année, la bande à Zizou, Aimé Jacquet et Henri Emile s’est retrouvée. Ce lundi soir, c’était à l’Epifani, un restaurant italien du 15e arrondissement de Paris
On s'était dit rendez-vous dans 25 ans...
On s'était dit rendez-vous dans 25 ans... - Epifani / Epifani
Nicolas Stival

Nicolas Stival

Gianluigi Epifani est un restaurateur fier et heureux. Lundi soir, cet Italien de 56 ans a reçu dans l’établissement du 15e arrondissement de Paris qui porte son nom les champions du monde 1998, pour la deuxième fois après janvier dernier. « Pour un restaurateur, cuisinier et passionné de foot qui a adoré ces gens-là, les avoir ici, c’est une fierté, un honneur, beaucoup de choses », témoigne ce fan absolu de la Juventus, originaire des Pouilles.

Autour du staff, avec Aimé Jacques, Roger Lemerre, Henri Emile ou Philippe Bergeroo, entre autres, une douzaine de joueurs désormais pour la plupart quinquagénaires a passé la soirée ensemble de 18h45 à environ minuit. Certains (Zinédine Zidane, Lionel Charbonnier, Robert Pires et Vincent Candela) avaient amorcé les retrouvailles par un padel. Le quatuor a ensuite filé au resto, sans Didier Deschamps, toujours en délicatesse avec son dos, ni quelques autres Mondialistes (Youri Djorkaeff retenu par d’autres obligations, Fabien Barthez, Thierry Henry…)

L’accès à ce contenu a été bloqué afin de respecter votre choix de consentement

En cliquant sur« J’accepte », vous acceptez le dépôt de cookies par des services externes et aurez ainsi accès aux contenus de nos partenaires.

Plus d’informations sur la pagePolitique de gestion des cookies

« Je suis très attaché à eux, reprend le patron de l’Epifani, qui propose depuis 2014 une cuisine du marché et des spécialités du Salento, le talon de la botte italienne. Les Mbappé et Griezmann ont gagné la Coupe du monde, mais pour moi, comme je pense dans beaucoup de cœurs français, cette équipe a marqué l’histoire en devenant championne du monde pour la première fois et en remportant aussi l’Euro [2000]. »

Tout a commencé à Parme

A chaque fois, les Bleus avaient terrassé la Squadra Azzurra, en quart de finale (1998) puis en finale (2000), à l’issue de matchs épiques. Mais Gianluigi Epifani n’en veut visiblement pas aux footballeurs français qu’il a commencé à côtoyer lorsqu’il officiait à Parme : « je faisais à manger à Micoud, Djetou, Boghossian, Bravo, Sabri Lamouchi, Lilian Thuram… »

C’est par le biais de Lamouchi, ami d’un restaurateur des Champs-Elysées, que le désormais « quinqua » a débarqué à Paris, très exactement le « 25 février 2002 ». Mais c’est Henri Emile, intendant historique des Bleus et habitué de l’Epifani qui a fait le lien avec les champions du monde 1998, lesquels tiennent à leur discrétion et à ce que rien ne filtre de leurs discussions.

En revanche, on sait ce qu’ils ont bu et mangé et, ma foi, ils n’ont pas dû prendre un yaourt pour se caler l’estomac une fois arrivés chez eux :

  • apéritif : mise en bouche, canapés…
  • boissons : « open bar » avec ou sans alcool
  • légumes grillés avec charcuterie
  • sauté de champignons forestiers avec truffes
  • fritto misto (spécialité italienne avec calamars, langoustines et gambas frits accompagnés d’une sauce tartare)
  • risotto à la crème de parmesan et truffes
  • raviolis à la bisque de homard
  • deux gâteaux en forme de terrains de football

Pendant ce temps, dehors, les badauds les plus attentifs ont forcément été intrigués par cette réunion de célébrités qui n’avait pas été annoncée, à la différence de l’invitation lancée par Zizou à ses anciens collègues pour fêter les 25 ans de leur plus beau trophée dans son complexe de foot à 5 d’Aix-en-Provence, le 12 juillet dernier. « Ils pensaient que c’était un cocktail, comme d’habitude, alors certains ont été surpris, s’amuse le maître des lieux. Ils ont tourné la tête, puis l’ont retourné, en disant : tiens, lui, c’est Laurent Blanc, lui, c’est Zidane. »

La palme de la patience revient à ce supporteur qui a poireauté devant le resto avec un maillot bleu, malgré une météo qui n’invitait pourtant pas à l’immobilisme. « En sortant, les joueurs ont signé les autographes et fait les photos, explique Gianluigi Epifani. Ils sont toujours disponibles. » Et prêts à remettre ça l’année prochaine, sans doute.


Sujets liés