Ligue 1 : De nouvelles spectatrices se plaignent des fouilles « honteuses » pratiquées au Havre
football•Alors que quatre fans lensoises avaient déjà déposé plainte en octobre, des Lilloises et des Brestoises témoignent à leur tour d’attouchements lors de leur accès au stade OcéaneN.C.
En octobre, plusieurs supportrices du RC Lens avaient témoigné de fouilles « honteuses » lors de leur venue au stade Océane pour la rencontre de Ligue 1 entre le RCL et Le Havre (9e journée). Quatre d’entre elles ont déjà porté plainte et au moins six autres devraient le faire prochainement, indique L’Equipe ce jeudi. Surtout, le quotidien rapporte qu’elles ne sont des cas isolés.
Plusieurs supportrices du Losc, qui s’étaient rendues au Havre tout début octobre lors de la 7e journée de championnat, disent ainsi avoir subi le même sort de la part de l’unique femme préposée à la palpation. « J’avais un legging, et la manière dont elle a fait la fouille, je m’en souviens, je sens encore ses mains sur mon corps, témoigne par exemple l’une d’entre elles. J’ai bien senti sa main sur mon pubis. J’étais choquée. »
« Fouille hardcore » pour une Brestoise
Une autre dépeint des fouilles différentes de celles pratiquées dans tous les autres stades. « En général, on me touche entre la poitrine mais avec le côté de la main. Là, elle a touché la poitrine avec ses deux mains, décrit-elle. Elle est descendue avec les deux mains sur les fesses [puis] a avancé vers l’avant et touché l’entrejambe. »
Une Brestoise, venue au stade Océane le 20 août (2e journée), raconte également une « fouille hardcore » et réfléchit à déposer plainte. Le HAC, de son côté, reconnaît avoir été contacté par le commissariat de la ville et assure à L’Equipe avoir évoqué le sujet avec son prestataire en charge de la palpation, la société Spartiate Sécurité Prestige.
L’employée en question transférée sur un autre site
Cette dernière se dit « surprise d’apprendre ça ». L’employée en question, à propos de qui la société n’avait « jamais eu de retour négatif » jusqu’alors, « est très choquée » et « a peur de perdre son emploi ». Elle n’a pas été mise à pied mais transférée sur un autre site, « le temps que l’affaire soit traitée ». Le club du Havre est quant à lui entré en contact avec l’AS Monaco, son club visiteur samedi, pour lui proposer qu’un de ses représentants soit présent au moment des fouilles de ses supportrices.


















