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Proche de Luis Rubiales, le sélectionneur Jorge Vilda viré

Affaire Rubiales : Fini pour Jorge Vilda... Le sélectionneur des championnes du monde viré par la Fédération espagnole

PolémiqueLa RFEF indique que Rubiales a eu un comportement « inacceptable » en embrassant l’attaquante Jenni Hermoso sur la bouche
Nicolas Stival

N.S. avec AFP

Le couperet balançait dangereusement au-dessus de sa tête. Il est tombé ce mardi. La Fédération espagnole de football (RFEF) a annoncé ce mardi le renvoi de Jorge Vilda, le sélectionneur de la sélection féminine, championne du monde le mois dernier. Proche de Luis Rubiales, le président suspendu de la RFEF, Vilda n'a pas survécu à la tourmente qui frappe le football outre-Pyrénées depuis la finale du Mondial, le 20 août à Sydney. Peu après la victoire de la Roja sur l’Angleterre (1-0), Rubiales avait embrassé sur la bouche, par surprise, l’attaquante Jenni Hermoso.

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Mais les méthodes de Vilda, qui s'étaient éloigné de Rubiales après l'avoir soutenu, avaient aussi été contestées par ses joueuses. 15 d'entre elles avaient boycotté la sélection en septembre 2022, pointant entre autres le comportement autoritaire de leur entraîneur. Trois « rebelles » (Aitana Bonmati, Mariona Caldentey et Ona Battle) avaient été rappelées pour disputer le Mondial. Mais, fin août, le quotidien barcelonais Sport indiquait que si le technicien de 42 ans continuait sa mission entamée en 2015, aucune championne du monde ne se rendrait à la prochaine convocation.

La RFEF « demande pardon » pour les agissements de Rubiales

Un peu plus tôt, la RFEF, dans une lettre signée par son président par intérim Pedro Rocha, avait demandé « le plus sincèrement pardon au football mondial dans son ensemble » pour les agissements de Luis Rubiales, son président suspendu par la FIFA. Le texte évoque « le comportement totalement inacceptable de son plus haut représentant institutionnel lors de la finale » du Mondial. « Les dommages causés au football espagnol, au sport espagnol, à la société espagnole et à toutes les valeurs du football et du sport » par l’attitude de Rubiales « ont été énormes ».

Poussé de toutes parts à la démission, Luis Rubiales, dans un discours virulent, a refusé de quitter son poste « à cause d’un petit bisou consenti » et dénoncé un procès intenté par un « faux féminisme ». La FIFA l’a suspendu le 26 août dernier « de toute activité liée au football au niveau national et international » pour 90 jours et dans l’attente de l’avancée des procédures en cours.

Les femmes et les hommes de la Roja contre Rubiales

Dans son texte, la fédération espagnole dit encore s’être engagée à améliorer sa « gouvernance » afin de « réparer » les dommages causés et de « garantir que ces comportements ne se reproduisent pas ».

Les 23 joueuses de la Roja sacrées championnes du monde en Australie ont annoncé qu’elles refusaient d’être convoquées en sélection tant qu’il n’y aurait pas de changement à la tête de la fédération. Leurs homologues de la sélection masculine ont condamné lundi le « comportement inacceptable » de Rubiales dans un communiqué commun lu à la presse par l’attaquant de l’Atlético Madrid, Alvaro Morata.