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L’OM face à la « cruauté du football » après son élimination de la C1

OM - Panathinaïkos : Eliminé de la Ligue des champions, l’Olympique de Marseille face à « la cruauté du football »

FOOTBALLL’Olympique de Marseille a été éliminé mardi de la Ligue des champions par le Panathinaïkos (2-1, 3-5 tab), après un scénario complètement dingue
Adrien Max

Adrien Max

L'essentiel

  • L’Olympique de Marseille est éliminé de la Ligue des champions après sa défaite aux tirs au but mardi contre le Panathinaïkos lors du 3e tour préliminaire (2-1, 3-5 tab) sur la double confrontation.
  • Pierre-Emerick Aubameyang avait pourtant parfaitement remis son équipe sur les rails en inscrivant un doublé en première mi-temps.
  • Mais l’OM a fait face à de nombreux coups du sort avec deux buts annulés et deux interventions de la VAR en sa défaveur.

Au stade Vélodrome,

Un débat entre le droit au bonheur et la cruauté du football. C’est la question philosophique qui a animé la salle de conférence de presse mardi soir à l’issue de l’élimination de l’Olympique de Marseille lors du 3e tour préliminaire de la Ligue des champions face au Panathinaïkos. La victoire (2-1) n'aura donc pas été suffisante après la contre-performance de l’aller (1-0), la faute à un scénario complètement dingue conclu par une séance de tirs au but (3-5).

Tout avait pourtant bien débuté pour les Marseillais, avec l’ouverture du score de Pierre-Emerick Aubameyang dès la première minute de jeu. De quoi chauffer encore un peu plus un stade Vélodrome déjà incandescent. Le scénario semblait même idéal lorsque le Gabonais doublait la mise juste avant la pause (45+1), pour donner l’avantage à l’OM sur la double confrontation (1-0 pour le Pana à l’aller). Au-delà du score, les hommes de Marcelino se montraient enfin convaincants dans le jeu, beaucoup plus qu’à l’aller. De quoi espérer.

Une égalisation à la 99e minute !

Mais on commence à connaître l’OM. Le Vélodrome encore mieux, et tout le monde a poussé pour voir un troisième but qui aurait permis aux 63.050 spectateurs de respirer un peu mieux. La respiration n’aura finalement duré que quelques secondes après le but d’Ismaïla Sarr (53e), finalement refusé pour une position de hors-jeu. Et là, on s’est dit que ça commençait à sentir mauvais.

Un peu plus, encore, quand les Marseillais ont commencé à reculer à partir de la 70e minute. Et c’est finalement le pauvre Mattéo Guendouzi qui s’est fait rattraper par la patrouille à cause d’une main totalement involontaire dans la surface de Pau Lopez, signalée par le VAR. L’assistance vidéo, qui n’est pourtant jamais intervenue quelques secondes plus tôt lorsque le milieu a été projeté à terre par l’épaule d’un joueur grec de l’autre côté du terrain… Une égalisation au score cumulé sur les deux matchs dans les toutes dernières secondes du match, à la 90e+9 minute !

« Si on joue la qualification dix fois, on passe neuf fois »

« C’est le foot, c’est des faits de jeu, et je ne parle même pas des penaltys », a réagi après coup Valentin Rongier. Peut-être parlait-il du sauvetage d’un défenseur grec sur sa ligne après une reprise de Vitinha dans la première période de la prolongation (103e) ? Ou de la nouvelle intervention du VAR pour signaler le hors-jeu d’Ismaïla Sarr, qui ne touche même pas le ballon, sur le but de Vitinha (109e) ?

Restait donc cette fameuse séance des tirs au but avant laquelle Marcelino a décidé de faire entrer Ruben Blanco à la place de Pau Lopez. Et comme ce n’était pas suffisant pour le peuple olympien, Mattéo Guendouzi, déjà coupable de l’égalisation, a raté le premier tir de son équipe. Quelques secondes plus tard, Ruben Blanco n’avait pas la main assez ferme pour éviter de dévier le ballon dans ses propres filets.

Enième coup du sort, et une « énorme désillusion » pour Valentin Rongier et ses coéquipiers : « Si on joue la qualification dix fois, on passe neuf fois donc c’est aussi le foot. Ce soir, on a largement dominé le match, on a montré notre supériorité mais ce n’était pas suffisant ».

« Dans le football, il y a une question de justice, mais aussi de cruauté »

L’entraîneur Marcelino, pour qui « c’est très facile d’analyser le match, mais beaucoup plus compliqué de comprendre le résultat », a estimé « la supériorité » de son équipe comme « évidente ». « Mais à la fin on a subi un but cruel quand tout était joué, un penalty discutable et le destin nous a joué un mauvais tour. Il ne voulait pas qu’on se qualifie », n’a-t-il pu que se désoler, tout en s’excusant auprès des supporteurs. Amère découverte du rapport entre son nouveau club et le bonheur.

Pablo Longoria, qui ne réagit quasiment jamais à chaud après un match, a aussi commencé par s’excuser auprès des supporteurs lorsqu’il s’est présenté en zone mixte :

« C’est une déception qu’on partage, et la frustration des supporteurs. C’est une déception parce que c’était un objectif de la saison. On ne peut rien reprocher aux joueurs mais c’est dur. L’arbitrage était difficile à l’aller, et encore des décisions qu’on n’accepte pas aujourd’hui, sur l’action de Mattéo Guendouzi. Mais on ne va pas rentrer là-dedans. Dans le football, il y a une question de justice, mais aussi de cruauté. » »

Le football est cruel et se joue sur des détails, rien de nouveau. Mais à la fin, l’OM est encore éliminé de la Ligue des champions, là aussi rien de nouveau. Mais cette fois sans avoir disputé le moindre match de phase de poules. Une élimination synonyme de reversement en Ligue Europa qui « ne change rien au projet », assure Pablo Longoria. Mais Valentin Rongier et son entraîneur Marcelino ont refusé mardi soir d’évoquer ce lot de consolation.