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Equipe de France féminine : Corinne Diacre officiellement écartée des Bleues par le Comex de la FFF
FOOTBALL FEMININ•Lâchée par plusieurs joueuses majeures, la sélectionneuse des Bleues vient sans surprise d’être écartée de son poste ce jeudi, lors du Comex de la FFF. Une commission de ce Comex doit désormais proposer un nouveau choix de sélectionneurJérémy Laugier
L'essentiel
- Vivement critiquée le 24 février par Wendie Renard, Kadidiatou Diani et Marie-Antoinette Katoto, trois joueuses majeures de l’équipe de France prêtes à manquer la Coupe du monde, Corinne Diacre a été écartée des Bleues ce jeudi.
- La commission missionnée par Philippe Diallo, le président par intérim de la FFF, composée de quatre membres du Comex (Laura Georges, Aline Riera, Marc Keller et Jean-Michel Aulas) a pointé du doigt « une fracture très importante avec des joueuses cadres » et « un décalage avec les exigences du très haut niveau ».
- En poste depuis 2017, la désormais ex-sélectionneuse ne participera donc pas au Mondial 2023, qui se déroulera du 20 juillet au 20 août en Australie et en Nouvelle-Zélande.
«Une fracture très importante avec des joueuses cadres » et « un décalage avec les exigences du très haut niveau » ont donc eu raison du poste de sélectionneuse de l’équipe de France féminine de Corinne Diacre. C’est ainsi que la Fédération française de football (FFF) vient d’officialiser ce jeudi l’éviction de l’ancienne coach de Clermont Foot. En poste depuis 2017, celle-ci a été lâchée par le comité exécutif de la FFF, qui a reçu « les conclusions et recommandations » de la commission missionnée par le président par intérim de la Fédé, Philippe Diallo. Cette commission est composée de quatre membres du Comex, à savoir Laura Georges et Aline Riera, d’anciennes joueuses internationales, ainsi que Marc Keller et Jean-Michel Aulas.
Le président de l’Olympique Lyonnais avait justement décrit le 28 février dans L’Equipe « une situation de non-retour » concernant Corinne Diacre. Car après avoir respectivement vu certaines de ses protégées historiques (Amandine Henry, Sarah Bouhaddi et Eugénie Le Sommer) être en rupture avec la désormais ex-coach de l’équipe de France féminine, JMA a vu son emblématique capitaine Wendie Renard se mettre en retrait de la sélection le 24 février.
Le Comex adresse un tacle aux frondeuses
« Je ne peux plus cautionner le système actuel, bien loin des exigences requises par le plus haut niveau, expliquait alors sur les réseaux sociaux la joueuse de 32 ans. Je ne ferai malheureusement pas cette Coupe du monde dans de telles conditions. » Dans la foulée, deux autres joueuses majeures, les Parisiennes Kadidiatou Diani et Marie-Antoinette Katoto, avaient pris la même décision de ne pas participer au prochain Mondial, du 20 juillet au 20 août en Australie et en Nouvelle-Zélande, et ce tant qu’il n’y aurait pas « des changements profonds ». La mise à l’écart de Corinne Diacre pourrait évidemment en être un à leurs yeux, alors que Philippe Diallo « a demandé à la commission d’auditionner, dans les plus brefs délais, les candidats au poste de sélectionneur et de lui formuler ses recommandations », comme le précise le communiqué de la FFF.
Le texte publié par la Fédé se conclut par un tacle envers le trio de joueuses frondeuses Renard-Diani-Katoto, auquel il faut ajouter deux autres Lyonnaises, Griedge Mbock et Perle Morroni, qui avaient pris la même position un jour après : « Le Comex a constaté que la manière utilisée par les joueuses pour exprimer leurs critiques n’était plus acceptable dans l’avenir, et il compte proposer dans la gouvernance de l’équipe de France féminine une mission complémentaire entre le Comex et le sélectionneur ». C’est en tout cas avec cette manière que ces athlètes internationales, qui confiaient n’avoir « plus envie de souffrir », ont obtenu gain de cause ce jeudi.


















