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Dos au mur, l'OL peut-il « vite reprendre confiance » ?

OL-Glasgow Rangers : Dos au mur avec le départ acté de Juninho, ce Lyon peut-il « vite reprendre confiance » ?

FOOTBALL12es en Ligue 1 et en plein flou en coulisses depuis l'annonce de départ de Juninho, les Lyonnais n'ont pas réussi à renouer avec la victoire, jeudi contre les Glasgow Rangers (1-1)
Jérémy Laugier

Jérémy Laugier

L'essentiel

  • Accroché jeudi soir à domicile par les Glasgow Rangers (1-1), l'OL n’est pas parvenu à boucler un grand chelem historique sur la scène européenne.
  • En plein doute actuellement, et secoués par le départ acté de leur directeur sportif Juninho, les Lyonnais se préparent à un tournant, dimanche (13 heures) à Lille.
  • Qualifiés en Ligue Europa mais 12es en Ligue 1, les partenaires de Moussa Dembélé cherchent à « vite reprendre confiance », comme le résume Rayan Cherki.

Au Parc OL,

« Dans le vestiaire, on s’est remobilisé, on s’est motivé comme si c’était la dernière mi-temps de notre vie. » La fougue et les excès de Rayan Cherki ne se limitent pas au terrain. A en croire le jeune milieu offensif lyonnais, interrogé par Canal +, l’OL a signé les 45 minutes d’une vie, jeudi soir contre les Glasgow Rangers (1-1). On parle en effet d’une prestation de haut vol, avec deux tirs cadrés à la clé et une égalisation obtenue sur un but contre son camp de Calvin Bassey (1-1, 49e). Le tout dans un match de Ligue Europa sans enjeu, avec des équipes mixtes alignées et un rythme le plus souvent soporifique.

Chambrage à part, Lyon a besoin de « vite reprendre confiance », comme l’a reconnu Rayan Cherki, et cette rencontre a priori anodine va peut-être l’aider dans ce sens. On avait laissé Peter Bosz groggy la semaine passée, contre Reims (1-2) comme à Bordeaux (2-2), et il est apparu bien plus léger jeudi, malgré un troisième match consécutif sans victoire. « Je dois féliciter les mecs qui ne jouent pas souvent et qui s’en sont bien sortis, insiste le coach néerlandais. Surtout les défenseurs et Habib Keita, au milieu, qui ont su saisir leur chance. »

Seulement un succès de plus en Ligue 1 qu’en Ligue Europa

C’est plus le cas pour Castello Lukeba (18 ans) et Henrique Silva (27 ans) que pour le latéral Hugo Vogel (17 ans), la plupart du temps en souffrance face aux attaquants écossais. « Notre objectif est de travailler dur et de rester ensemble pour passer ce moment difficile, exhorte Henrique Silva. On doit changer de place en Ligue 1 [l’OL est désormais 12e] grâce à du travail, du dévouement et de la concentration. On a les qualités pour tout changer. »

Il va falloir le prouver dès dimanche (13 heures) à Lille, dans un tournant autrement plus périlleux que jeudi. « La pression est toujours là, elle ne l’est pas plus qu’en temps normal, assure Peter Bosz. Quand tu es entraîneur à l’OL, il faut gagner, c’est normal. » Le problème, c’est que cette saison, son groupe a presque autant côtoyé la victoire en Ligue 1 qu’en Ligue Europa (6 sur 16, contre 5 sur 6). A un ultime duel perdu par Tino Kadewere près, Lyon actait même un grand chelem historique pour le club en phase de groupe d’une compétition européenne.

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« Juninho, c’est un père, un exemple pour nous tous »

Ce paradoxe extrême n’a pas été finalisé, et les doutes entourent toujours des tauliers supposés comme Xherdan Shaqiri, encore très décevant jeudi, mais aussi Moussa Dembélé, emprunté face aux Rangers. Ajoutez à cela la sortie prématurée de Karl Toko Ekambi, touché au genou et incertain pour défier le Losc, et vous aurez compris que la spirale de la lose reste tenace côté lyonnais, à l’image de cette frappe de Scott Wright déviée dans ses propres buts par le malheureux Damien Da Silva (0-1, 42e). La principale touche de fraîcheur de l’OL est venue de Rayan Cherki, décisif sur l’égalisation de son équipe.

« C’est positif, je joue de plus en plus et j’essaie de tout donner pour l’équipe, explique l’international espoir sur RMC. On sait que c’est compliqué en ce moment mais on bosse tous les jours pour remonter la pente. » Le départ acté de Juninho, dès cet hiver, est évidemment l’une des principales raisons de la sinistrose lyonnaise, et pas seulement aux yeux des recrues brésiliennes estampillées « Juni ». « Tout le vestiaire aurait aimé que Juninho reste, résume Henrique Silva. C’est un père, un exemple pour nous tous. On va perdre un grand homme, un grand professionnel. » Autant de valeurs que le directeur sportif brésilien a tenté de transmettre à son futur-ex groupe de l’OL durant plus de deux ans.