Le projet d'une Coupe du monde tous les deux ans jugé « néfaste » par l'UEFA et les Fédérations, mais pas par la FFF

FOOTBALL L'Association européenne des clubs et plusieurs grandes fédérations se joignent à l'UEFA pour dénoncer le projet

A.H. avec AFP
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Marie-Antoinette Katoto face à l'Angleterre en avril dernier.
Marie-Antoinette Katoto face à l'Angleterre en avril dernier. — Sameer Al-DOUMY / AFP

Devinez qui vient encore de se faire remarquer ? La France, évidemment. Alors que l’UEFA, l’Association européenne des clubs et plusieurs grandes fédérations ont signalé, dans un texte commun, que le projet de Coupe du monde serait « néfaste » pour le football féminin, la Fédération française de football ne le voit pas de cet œil. La FFF n’a d’ailleurs pas signé le texte commun diffusé lundi, à la différence des fédérations anglaise, allemande, italienne, danoise et finlandaise, suédoise, suisse et néerlandaise.

Dans le détail, l’UEFA et les autres signataires déplorent la « congestion supplémentaire » du calendrier féminin et redoutent « un plus grand risque de blessures physiques et d’impacts sur la santé mentale pour les joueuses de haut niveau », des griefs identiques à ceux émis contre le Mondial biennal masculin.

Une perte de viabilité financière

Plus spécifiquement, ils estiment que le football féminin perdrait en « viabilité financière » en raison « d’une saturation des marchés » – alors que les grandes phases finales chez les femmes se déroulent actuellement les années impaires, pendant que celles des hommes sont programmées les années paires. L’UEFA et ses alliés craignent aussi un effet négatif sur la « professionnalisation et l’investissement dans les ligues nationales », pourvoyeuses « d’emplois à plein temps pour les joueuses », alors qu’il n’existe pour l’heure qu’une poignée de championnats professionnels chez les femmes.

La Fédération française de football avait déjà fissuré vendredi l’unité du football européen, jusque-là unanimement hostile au projet, lorsque son président, Noël Le Graët, a confié au journal L’Equipe n’avoir « aucune opposition à une Coupe du monde tous les deux ans ».