Equipe de France : Jusqu'ici, ça plane pour les Bleus (mais gare à l’excès de confiance)

FOOTBALL Après leur succès mercredi face au Pays de Galles, les Bleus ont conclu une première semaine de préparation de la meilleure des manières 

A.L.G avec N.S
— 
Grizou, Kyky et la Benz, le trident qui pique ton cœur.
Grizou, Kyky et la Benz, le trident qui pique ton cœur. — FRANCK FIFE / AFP
  • Les bleus se sont imposés (3-0) face au Pays de Galles mercredi soir pour leur premier match de préparation à l’Euro.
  • S’il est trop tôt pour tirer des conclusions générales après un match face à une équipe galloise vite réduite à dix, il y a tout de même du positif à retirer de tout ça.
  • Globalement, les Bleus ont parfaitement lancé leur phase de prépa, ce qui n’empêche pas Deschamps de rester vigilant face à tout excès de confiance.

Pas de blessés, une victoire propre et nette face au Pays de Galles, un clean-sheet et des sourires, le tout agrémenté par une intégration de Karim Benzema aux petits oignons, à première vue, l’étape 1 de la préparation de l’équipe de France s’est déroulée sans le moindre accroc. Pas qu’à première vue d’ailleurs. C’était aussi l’avis général des troupes mercredi soir à Nice, à commencer par le sélectionneur.

« Je ne vais pas crier "ça y est, on est arrivé", mais il y a eu de bonnes choses. La qualité elle est là, l’état d’esprit aussi », a salué la Desch après la rencontre. Un peu plus tôt, Lloris évoquait lui aussi le « positif » à retirer de cette première semaine. Pour les enseignements tactiques face à une équipe galloise remaniée et trop vite réduite à dix, on repassera en revanche.

« De belles complicités pour l’avenir »

Même si l’on peut d’ores et déjà avancer sans trop de risque de se planter que l’entente entre Griezmann, Mbappé et Benzema, dans ce schéma en 4-4-2 losange ressorti exceptionnellement du grenier par DD pour intégrer la Benz à sa tambouille, a de quoi faire baver d’envie n’importe quel être humain normalement constitué pour peu qu’il aime le ballon rond. « On ne peut pas vraiment tirer de conclusions de ce premier match de préparation mais on a pu voir de la fluidité, des automatismes qui se créent au fur et à mesure », a apprécié l’ancien entraîneur du PSG Guy Lacombe devant sa télé. « Il faut attendre des adversaires plus costauds, on verra alors si leur imagination peut aller au-delà des difficultés. Mais sur le plan offensif, face à un adversaire terriblement regroupé, on a vu de très bonnes choses, des belles complicités pour l’avenir », poursuit-il.

Si nos yeux étaient forcément attirés par la ligne offensive mercredi du côté de l’Allianz Riviera, on a aussi vu de très bonnes choses au milieu du terrain. Notamment un Corentin Tolisso (déjà) de retour à un niveau assez dingue si l’on part du principe que le Bavarois avait quasiment tiré un trait sur ses chances de disputer l’Euro après une grave blessure au genou en février dernier. Guy Lacombe : « C’est là ou Didier est très bon. Il sait pertinemment qu’un joueur qui arrive en sortant de blessure, tout en ayant tout son potentiel, va amener sa fraîcheur. Suivant l’adversaire, il va pouvoir composer son milieu. On est riches devant, au milieu. Et même derrière, ce n’est pas trop, trop mal (rires) ! ». On a beau dire, on a beau faire, on en revient toujours à ça.

Aligné en milieu déf mercredi, Corentin Tolisso a confirmé tout le bien qu'on pensait de lui depuis le début du rassemblement à Clairefontaine.
Aligné en milieu déf mercredi, Corentin Tolisso a confirmé tout le bien qu'on pensait de lui depuis le début du rassemblement à Clairefontaine. - Dave Winter/BPI/Shutterstock/SIPA

Deschamps traque le moindre excès de confiance

Ce n’est pas pour rien que Deschamps a conclu son discours d’après-match mercredi par un avertissement : « Pour le moment tout se passe bien mais ce n’est pas pour autant qu’il faut qu’on s’endorme sur nos lauriers en pensant qu’avec nos qualités ça va suffire. Je vais me battre contre ça mais avec mon staff, on est en alerte. Les joueurs en ont bien conscience aussi. » Un avertissement qui s’adressait d’abord aux joueurs mais que l’on va garder dans un petit coin de notre tête. Les chevilles enflent si vite de nos jours…

Comment voulez-vous qu’on garde notre calme aussi, alors même que ce groupe semble animé d’un esprit de corps à faire bisquer le plus doué des happiness manager ? Or, comme l’a répété le sélectionneur sur la Côte d’Azur, « j’attache autant d’importance si ce n’est plus à l’état d’esprit des troupes car je sais très bien qu’on aura besoin de ça pour aller loin ». « Il n’y a qu’à voir lorsque les buts ont été marqués et juste après », embraye Lacombe en faisant référence aux attroupements collectifs consécutifs aux buts de Mbappé, Griezmann et Dembélé. A chaque fois ne manquait que Lloris dans cet amas de chaire et d’amour. « On sent bien que cette équipe a envie de jouer ensemble et de vivre des choses ensemble ». Surtout, qu’elle ne s’en prive pas.