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« Notre vie, c’est la pression », l'OL a su répondre au trio de tête en L1

OL-SCO Angers : « Notre vie, c’est la pression », les Lyonnais ont su répondre au trio de tête

FOOTBALLEn l’emportant avec la manière, dimanche contre Angers (3-0), les joueurs de Rudi Garcia (4es) enrayent une dynamique négative et s’accrochent à leur rêve de titre
Jérémy Laugier

Jérémy Laugier

L'essentiel

  • Après trois matchs consécutifs sans succès en Ligue 1, l’OL (4e) a su réagir dimanche en battant nettement Angers (3-0).
  • Les Lyonnais s’accrochent ainsi au trio de tête du championnat et montrent qu’ils savent résister à la pression.
  • En plein sprint final, on peut justement se demander l’importance que revêt le fait de devoir jouer après tous ses concurrents directs en L1, comme c’est le cas actuellement pour l’OL.

Au Parc OL,

L’OL se serait bien passé d’avoir systématiquement les faveurs du dimanche soir sur Canal +. Après avoir manqué de reprendre la tête de la Ligue 1 lors de l’affiche face au PSG (2-4) le 21 mars, les Lyonnais se sont à nouveau retrouvés programmés après tous leurs concurrents directs pour des matchs pourtant quelconques contre Angers dimanche (3-0), puis à Nantes dimanche prochain. Avant de remettre ça face au Losc le 28 avril, puis probablement le 2 mai à Monaco.

Soit potentiellement quatre rendez-vous consécutifs attaqués dos au mur, avec au coup d’envoi quatre points de retard sur le podium comme cela a été le cas au Parc OL dimanche. Cette particularité de calendrier peut-elle avoir un impact sur le sprint final de la bande à Memphis Depay ?

« C’était presque obligatoire de gagner ce match-là »

« Les données sont simples : il faut se concentrer uniquement sur nous, rappelle Rudi Garcia. Nous sommes quatrièmes donc on peut avoir peur de quoi ? De rien, c’est pour ça qu’il faut se lâcher. Il faut de toute façon gagner, qu’on joue avant ou après les autres, donc ça ne change rien. Il faut savoir mettre la pression sur les autres quand on joue avant eux et la gérer si jamais les autres ont gagné avant nous. » C’était le cas sur cette 32e journée, au bout de laquelle Lyon pouvait au mieux maintenir un statu quo en tête du classement, le Losc, le PSG et l’AS Monaco suivant tranquillement tout ça devant la télévision.

Rudi Garcia, ici lors du nul (1-1) arraché le 12 mars à Reims.
Rudi Garcia, ici lors du nul (1-1) arraché le 12 mars à Reims. - CHRISTOPHE SAIDI/SIPA

Moins formel que son entraîneur, le milieu brésilien Bruno Guimaraes revient sur l’état d’esprit animant le groupe pour cette rencontre qui aurait pu être fatale au rêve de titre de l’OL. « Oui, on avait beaucoup de pression aujourd’hui, reconnaît l’international de 23 ans. C’était presque obligatoire de gagner ce match-là afin que la course pour le titre et pour la Ligue des champions continue. Mais notre vie, c’est la pression. On a fait le boulot et ça fait du bien de mettre la pression sur les autres aussi. »

Rudi Garcia a pu s’appuyer sur un Maxence Caqueret « exceptionnel »

Après trois contre-performances de rang (2 points sur 9), ce match plein de l’OL, porté par Memphis Depay (doublé), Lucas Paqueta (un but et une passe décisive) et un Maxence Caqueret « exceptionnel » (dixit coach Rudi), peut avoir débloqué un champion d’automne dans le dur en 2021. « On avait une équipe très offensive ce soir et on a créé beaucoup de mouvements », apprécie ainsi Bruno Guimaraes.

Ici aux côtés d'Islam Slimani, Lucas Paqueta et Memphis Depay ont été décisifs dimanche contre Angers. JEFF PACHOUD
Ici aux côtés d'Islam Slimani, Lucas Paqueta et Memphis Depay ont été décisifs dimanche contre Angers. JEFF PACHOUD  - AFP

Dans le camp d’en face, Stéphane Moulin y est allé de son petit compliment, après avoir subi le réveil lyonnais : « On sent quand même qu’à chaque instant, ils sont capables de faire la différence. » Ça n’était plus vraiment le cas depuis de longues semaines, à l’instar du duo Tino Kadewere-Karl Toko Ekambi (22 buts en L1, mais seulement deux depuis deux mois). Peut-être qu’après tout, cette équipe n’a désormais plus peur du dimanche soir.