Atalanta-Real Madrid : Le rouge contre Freuler, « un suicide pour le football » selon Gasperini

FOOTBALL L'entraîneur italien ne décolère pas après l'expulsion précoce de son joueur pour un accrochage sur Mendy

N.C.

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Gian Piero Gasperini, entraîneur de l'Atalanta, ici lors d'un match à Naples le 3 février 2021.
Gian Piero Gasperini, entraîneur de l'Atalanta, ici lors d'un match à Naples le 3 février 2021. — Insidefoto/Sipa USA/SIPA

Gian Piero Gasperini, l’entraîneur de l’Atalanta, ne digère pas du tout le carton rouge infligé à Remo Freuler dès la 17e minute du 8e de finale aller de la Ligue des champions face au Real Madrid (0-1), mercredi. L’Italien n’a pas mâché ses mots après la rencontre, au micro de Sky Italia.

« Il y a de l’amertume de ne pas avoir pu jouer le match attendu. Le match a clairement été gâché par un épisode excessif, a-t-il estimé en référence à l’expulsion de son joueur. Sur les hors-jeu, il n’y a plus de discussion. Sur les fautes de mains, on a trouvé un cadre. Restent les contacts… Pour moi, c’est un geste qu’on ne peut pas retirer du football. Il y a la tentation de retirer toutes formes de contacts et ceci est un suicide pour le football. Je ne vais rien dire car l’UEFA va me suspendre, mais ceci est un suicide pour le football. »

« S’ils ne comprennent pas ça, qu’ils fassent un autre métier »

Freuler a été expulsé pour avoir bousculé Ferland Mendy à l’entrée de la surface de réparation, alors que le latéral français se trouvait en bonne position mais ne se dirigeait pas non plus tout à fait vers le but. Un carton rouge injustifié selon Gasperini. « On ne peut pas avoir des arbitres qui ne distinguent pas une faute d’un contact. S’ils ne comprennent pas ça, qu’ils fassent un autre métier, il n’y a pas besoin d’être ingénieur à la Nasa pour comprendre ça », a-t-il lâché.

Sa colère vient également du fait que Casemiro, déjà averti, aurait pu être lui aussi expulsé un peu plus tard après une simulation grossière. Même si c’était dans les dix dernières minutes, cela aurait semblé plus juste à l’entraîneur italien. Lui et son équipe sont désormais condamnés à l’exploit au retour à Madrid. « Nous sommes dans la meilleure position possible car il n’y a qu’un résultat possible, il faut gagner », veut croire (quand même) Gasperini.