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Un Losc à mi-temps éloigne la crise à Strasbourg… Mais n’est pas guéri

Losc : D’abord nerveux et mauvais, les Lillois s’imposent finalement à Strasbourg et éloignent la crise

FOOTBALLLes Nordistes ont frôlé la catastrophe en première période, samedi en Alsace
Thibaut Gagnepain

Thibaut Gagnepain

L'essentiel

  • Après deux éliminations en Coupe et deux défaites de suite en championnat les Lillois ont enfin retrouvé le goût de la victoire, samedi à Strasbourg (2-1).
  • Est-ce que la crise est terminée ? Pas si sûr, il faudrait maintenant enchaîner estime Christophe Galtier.
  • D’autant plus que les Nordistes n’ont pas brillé en Alsace. En première période, ils ont quand même déraillé…

Au stade de la Meinau,

Soudain, le banc lillois a explosé de joie. L’arbitre venait de siffler la fin de la partie, synonyme de victoire pour le Losc samedi soir à Strasbourg (2-1) et de gros soulagement. Après deux éliminations et deux défaites d’affilée en Ligue 1, les Nordistes ont enfin repris leur marche en avant.

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De quoi éloigner la crise née après la vilaine sortie de route chez les amateurs d'Epinal mercredi ? « J’allais dire une bêtise. Mieux vaut pas. Dans ces périodes-là, l’humour n’est jamais très… », a d’abord hésité à répondre l’entraîneur des Dogues, sans finir sa phrase. Puis il a donné son avis sur la question. « Quand il n’y a pas de résultat, il y a de la colère, de la frustration, de la remise en cause, c’est normal. Mais je n’ai pas ressenti de crise dans la préparation de ce match à Strasbourg. Et si nous étions en crise, ce n’est pas une victoire qui va nous permettre d’en sortir. Il faudra automatiquement une série. »

Mais pourquoi tant de nervosité ?

Elle pourrait débuter contre Rennes, mardi. A condition, peut-être, de ne plus jouer à mi-temps. En Alsace, les partenaires de Mike Maignan ont d’abord semblé complètement à côté de leurs pompes. La palme revient Renato Sanches, qui a offert l’ouverture du score à Thomasson (12e) sur une glissade devant sa propre surface. Mais le Portugais n’était pas seul dans cette galère.

Pendant ces quarante-cinq premières minutes, les Lillois ont surtout semblé très nerveux. Ils contestaient toutes les décisions arbitrales et multipliaient les gestes limites. Comme Rémy, coupable d’une grosse poussette de frustration sur Simakan (24e), ou Zeki Çelik, pas très loin de l’expulsion sur cette intervention virile face à Liénard (41e).

Les mots de José Fonte

Des comportements qui n’ont pas échappé à leur entraîneur. « Il ne faut pas confondre mettre de l’intensité et être excité. Quand on l’est, on fait beaucoup d’erreurs techniques. J’en ai vu beaucoup d’inhabituelles pendant les 25 premières minutes et en fin de match aussi, quand on avait l’excitation de tenir ce résultat », a commenté Christophe Galtier en avouant qu’il avait attendu impatiemment la pause pour « parler, changer, préciser certaines choses ».

Il a visiblement réussi tant son Losc a dominé son sujet après le repos. A moins que ce ne soit les mots de José Fonte qui aient été déterminants ? Le capitaine nordiste a pris la parole au sein d’un cercle improvisé avec ses coéquipiers dans le couloir de la Meinau. « Il a essayé de remobiliser l’équipe, explique Renato Sanches. Il nous a dit que nous devions gagner et que nous allions gagner parce que nous avons une bonne équipe. »

« C’est à la fin de la semaine prochaine qu’on saura si on est mieux »

Les Lillois l’ont prouvé. Plus inspirés dans leurs choix, plus tranchants, moins râleurs, ils ont complètement étouffé le Racing. Avant d’aller s’imposer sur deux coups de pieds arrêtés, un corner rapidement joué et conclut par Gabril Silva (65e), et ce penalty transformé par Osimhen (79e).

« C’est bien d’avoir gagné, c’était important, mais c’est à la fin de la semaine prochaine qu’on saura si on est mieux », conclut Christophe Galtier. Après six points de plus, le Losc sera peut-être sorti définitivement de la crise.