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Trop complexe, l'Euro 2020? Michel Platini défend son bébé

Euro 2020 : « Le tirage au sort est un peu complexe, mais le reste est facile », défend Michel Platini

FOOTBALLL'ancien président de l'UEFA, à l'origine de cette idée d'Euro éclaté sur tout le continent, rappelle que c'est pour la bonne cause
Nicolas Camus

N.C.

Si vous vous êtes penché ne serait-ce que cinq minutes sur les modalités du tirage au sort de l'Euro 2020 et que vous êtes une personne normalement constituée, vous avez sûrement eu envie, comme nous, de vous mettre à la physique quantique pour vous aérer un peu l’esprit et revenir à des choses simples.

Comment la France, vice-championne d’Europe et championne du monde en titre, peut ne pas être tête de série ? Pourquoi est-ce que l’on va devoir aller chercher parmi les deuxièmes ou troisièmes des poules d’une compétition disputée l’année dernière (la Ligue des nations) pour compléter des barrages qui auront lieu après le tirage au sort officiel de la compétition, le 30 novembre ? Autant de grands mystères sur lesquels les générations futures s’arracheront sûrement les cheveux en nous traitant de fous.

« Le football n’existe pas seulement en France, en Angleterre ou en Italie »

Michel Platini, lui, ne voit pas le problème. Normal, en même temps, il est l’homme à l’origine de cette idée d’organisation dans 12 pays différents – et des tours de passe-passe qui en découlent pour en définir les modalités. L’ancien président de l'UEFA​, de passage au Musée National du Sport français de Nice vendredi pour une inauguration, en a profité pour défendre son projet. « Le tirage au sort est un peu complexe, mais le reste est facile », a-t-il d’abord soutenu, avant de développer les bienfaits d’une telle organisation :

« Ça facilite le développement de beaucoup de pays qui n’auront jamais la possibilité d’avoir l’Euro. Pour les supporters, il y a des moyens low cost pour aller dans toute l’Europe. Je trouve que c’est une belle aventure. C’est pour les 60 ans de l’Euro. Après, ça retournera en Allemagne (en 2024). Grâce à cela, on a fait un stade national en Azerbaïdjan, en Roumanie, en Hongrie. Ils vont refaire le stade en Belgique, au Danemark… C’est bon pour le développement du football. Le football n’existe pas seulement en France, en Angleterre ou en Italie, il doit exister partout. C’est le rôle d’un président de 54 pays de donner la possibilité à des pays de gagner. Si vous ne gagnez jamais, les gens font d’autres sports. »