OM-OL : Marseille est une « cité de non-droit » selon Jean-Michel Aulas, qui évoque « une pression trop grande »

FOOTBALL Le président de l'OL était très en colère après le caillassage du bus de Lyon lors de son arrivée à Marseille

J.S.-M.

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Jean-Michel Aulas, ici à Toulouse le 2 novembre 2019.
Jean-Michel Aulas, ici à Toulouse le 2 novembre 2019. — AFP

Une petite friandise. Un péché mignon. Pour certaines touristes de passage à Marseille, c’est le pastis ou les calissons. Pour Jean-Michel Aulas, c’est la déclaration assassine en zone mixte. Après un Olympico perdu 2-1 par l'OL, ce dimanche, le président lyonnais a dégainé contre le « contexte » marseillais.

Il a bien sûr critiqué de « grosses erreurs d’arbitrage » (une main de Sanson non sifflée, une petite gifle de Benedetto non sanctionnée), mais a surtout axé ses réflexions sur l’ambiance autour de la rencontre. On vous a mixé ses déclarations sur Canal + et BeIN Sports, puisque Jean-Michel Aulas n’a pas daigné se présenter devant le prolétariat journalistique des non-détenteurs de droit :

« On est arrivés dans une cité de non-droit, où tout est possible. Quand le car est cassé sur commande pour impressionner, c’est dommage. J’ai regardé les réseaux sociaux toute l’après-midi. J’ai vu qu’il y avait un grand nombre de directives qui étaient données, de rendez-vous pour attendre le car pour le caillasser. Si à partir de là, les gens qui sont responsables veulent savoir qui, ils le trouveront. »

Jean-Michel Aulas peut aussi s’interroger sur sa propre responsabilité. Comme vous le révélait 20 Minutes ce dimanche, les autorités marseillaises ont demandé à l’OL de faire appel à un bus banalisé pour son déplacement entre l’aéroport et le Vélodrome. En utilisant le bus classique, aux couleurs de l’OL, Jean-Michel Aulas savait le risque qu’il faisait courir à ses joueurs.