Benfica-OL : « On a la poisse en ce moment »… A quand la fin de la série noire lyonnaise ?

FOOTBALL Battus en fin de rencontre mercredi à Lisbonne (2-1), les Lyonnais sont plus que jamais dos au mur, avec un seul succès sur leurs 11 derniers matchs

Jérémy Laugier

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Buteur lyonnais mercredi au stade de la Luz, Memphis Depay reste l'un des hommes clés de cet OL en pleine spirale négative.
Buteur lyonnais mercredi au stade de la Luz, Memphis Depay reste l'un des hommes clés de cet OL en pleine spirale négative. — Armando Franca/AP/SIPA
  • L’OL s’est incliné mercredi en Ligue des champions face au Benfica Lisbonne (2-1).
  • Les partenaires d’Anthony Lopes, capitaine malheureux pour son retour au Portugal, doivent trouver un moyen de mettre fin à leur inquiétante série d’un succès sur les 11 derniers matchs officiels.
  • « On a la poisse en ce moment », estime le milieu défensif de l’OL Lucas Tousart, alors que son équipe a notamment touché la transversale mercredi et qu’elle aurait pu bénéficier d’un penalty.

De notre envoyé spécial au stade de la Luz à Lisbonne,

C’est officiel, Rudi Garcia n’aura attendu que son deuxième match sur le banc lyonnais pour réclamer vivement (mais en vain) l’utilisation du VAR. En cause mercredi, durant Benfica-OL (2-1), un tacle très appuyé de Ruben Dias en pleine surface sur Moussa Dembélé. Si seulement Bertrand Traoré avait tenté sur le coup de servir son avant-centre, au lieu de s’empaler pour la 267e fois de la saison sur un défenseur, l’arbitre slovaque Tomas Somolani aurait peut-être davantage été enclin à accorder un penalty légitime aux Lyonnais.

Ce coup du sort de la 74e minute (à 1-1) résume bien la sombre période de l'OL, qui n’a remporté qu’un de ses onze derniers matchs officiels (0-2 à Leipzig). La série s’étire dangereusement et les mauvais signes ne manquent pas, outre la faiblesse collective et technique à nouveau constatée en première période, mercredi à Lisbonne. Car entre la glissade de Martin Terrier au moment d’armer une frappe en bonne position (43e), la frappe de Maxwel Cornet déviée par Ferro sur la transversale lisboète (64e), et surtout l’immense et inattendue boulette d’Anthony Lopes (2-1, 86e), l'absence de réussite est bien dans l’air pour l’actuel 17e de L1 et 3e de sa poule de Ligue des champions.

« Il y a des moments comme ça dans une carrière »

« Franchement, on essaie de trouver les solutions entre nous, assure Lucas Tousart sur RMC Sport. On a la poisse en ce moment. et quand ça ne veut pas sourire… On fait le dos rond, il y a des moments comme ça dans une carrière. On fait tout pour que ça revienne très vite. » Car à ce rythme-là, le double objectif de podium en championnat et de 8e de finale en Ligue des champions pourrait s’envoler plus vite que prévu.

« On a eu trop de déchets techniques en première période et ça fait deux matchs qu’on ne joue que la deuxième période, commente Rudi Garcia sur un registre très ''sylvinhien''. On a été capables de jouer avec de la personnalité pour revenir au score et je pensais qu’on était plus proche de gagner ce match que de le perdre. »

« Cette mauvaise phase est passagère »

Mais vous connaissez l’épilogue, comme déjà bien trop souvent cette saison, avec ce cinquième but concédé dans le money-time. Pour la première fois depuis son arrivée à l’OL, Thiago Mendes, dont l’entrée en jeu a été précieuse, a profité de ce rendez-vous européen à Lisbonne pour livrer son ressenti aux médias en portugais.

Personne ne s’attendait à cette mauvaise phase. Au début de la saison, tout allait bien et malheureusement, notre équipe traverse une mauvaise phase que personne n’attendait. Je pense que cette phase est passagère. Une victoire peut permettre de tout changer. »

Plus que jamais, la réception de Metz samedi (20 heures) semble cruciale afin de signer un coup double : un premier succès en L1 depuis plus de deux mois et la première victoire de Rudi Garcia avec l’OL. Un scénario auquel Léo Dubois s’accroche : « On ne méritait pas de perdre ce soir, on a fait notre match. Il faut garder confiance en nous et la tête haute. Les beaux jours vont revenir. »