PSG-Reims : « Ce n’est pas inquiétant, mais… », les Parisiens sont complètement passés à travers
FOOTBALL•Les joueurs du PSG ont concédé leur deuxième défaite de la saison après seulement sept journéesAu Parc des Princes, Nicolas Camus
L'essentiel
- Le PSG a perdu contre Reims, mercredi soir, lors de la 7e journée de Ligue 1.
- Les absences ne sont pas une excuse: cette défaite est un gros coup d'arrêt, après les succès importants face au Real Madrid et à Lyon la semaine dernière.
- Pour Marquinhos, le PSG doit encore faire des progrès dans la continuité de ses performances pour grandir.
Commençons par là, puisqu’il faut absolument le dire avant de décortiquer les tourments parisiens du moment : Reims a amplement mérité sa victoire au Parc des Princes, mercredi. « On est venu pour jouer au foot », résume le président Jean-Pierre Caillot, et on est bien d’accord avec lui. Les Rémois se sont certes appuyés sur un bloc défensif en béton, mais ils ont foncé tête baissée à chaque récupération du ballon, et toutes les équipes qui viennent à Paris ne peuvent pas en dire autant.
Tout sourire en zone mixte, les joueurs de David Guion ont pris leur temps pour raconter leur soirée. Gros contraste avec les Parisiens, évidemment, que l’on n’a pas vus, excepté Marquinhos. Entré après l’heure de jeu, le Brésilien a tenté de secouer son monde, mais il était déjà trop tard. « Ce n’était pas notre soirée, a-t-il lâché d’entrée. On a perdu beaucoup de ballons, on a raté des passes, on n’a pas su créer des occasions, des espaces, contre une équipe bien disciplinée. On n’a pas fait ce qu’il fallait. »
C’est peu de le dire, et les absences, subies ou non, ne peuvent pas tout expliquer. Oui, la vie est plus simple avec Mbappé, Cavani et tous les autres sur le terrain, mais le turnover opéré par Thomas Tuchel n’aurait pas dû impacter la performance collective à ce point-là. Hormis Mbe Soh, tous les joueurs alignés au coup d’envoi étaient expérimentés. Diallo, Herrera et Sarabia sont arrivés cet été pour apporter de la densité, Paredes vaut (paraît-il) 47 millions d’euros, Kurzawa est (paraît-il) un latéral gauche international.
« Pas la même concentration que d’habitude »
« Je suis convaincu qu’on peut mieux jouer avec cette équipe, a d’ailleurs estimé le coach allemand après coup. Mais on a fait beaucoup d’erreurs, on a été défaillants dans le contre-pressing, on a joué trop compliqué. Notre jeu n’était pas dangereux, pas agressif. » Pourquoi ? La thèse du relâchement, après les victoires contre le Real Madrid et Lyon la semaine dernière, est avancée. « Lors de l’entraînement d’aujourd’hui à 11 heures, il n’y avait pas la même concentration que d’habitude », indique Tuchel. Dommage pour ceux qui avaient l’occasion de montrer qu’ils pouvaient servir un peu plus qu’en Coupe de France.
La défaite, la deuxième déjà en sept journées (ce n’était plus arrivé aux Parisiens depuis 2016-2017), laisse Marquinhos perplexe. La réflexion du vice-capitaine sur la cohérence que se doit d’avoir le PSG est intéressante.
« Il faut que tout le monde soit prêt quand on fait appel à eux, pour maintenir le même niveau que d’habitude. Notre défi, pour cette saison, c’est ça, maintenir le niveau de jeu. On a connu ça les saisons précédentes, on a fait de bons matchs et puis parfois on passe au travers, et ce soir on a montré ça, encore. Il va falloir se remettre en question. Il faut pouvoir enchaîner les matchs avec un haut niveau, c’est ça que font les grandes équipes en Europe. » »
Dans ces propos, on sent le gars qui a trop souffert pour ne pas pousser une petite gueulante quand il sent que quelque chose se trame. Ce n’est pas Reims le problème, c’est la suite de la saison. « Ce n’est pas inquiétant, mais il faut quand même faire attention », termine Marqui avant de rentrer chez lui. C’est que les deux prochains déplacements, à Bordeaux puis sur la pelouse de Galatasaray, arrivent vite. On verra si, comme le dit Tuchel, ce match était « nécessaire pour comprendre que ce n’est jamais facile ».


















