Dordogne: Un match de district rejoué après l'exploitation d'une vidéo d'un supporter

FOOTBALL La commission de l’arbitrage du district affirme être dans son bon droit

C.C.

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Un ballon de football au fond des filets après un but. Illustration.
Un ballon de football au fond des filets après un but. Illustration. — Le Lann / Sipa

A quand le VAR dans le football amateur français ? On peut se le demander après cette incroyable décision de la Commission de l’arbitrage du District (CAD) Dordogne-Périgord. Elle a décidé de faire rejouer un match de départementale 2 entre Saint-Geniès/Archignac et Condat Football Club (2-3) après le visionnage d’une vidéo amateur !

Lors de cette rencontre, disputée le 5 mai dernier, l’équipe locale dépose dès le coup de sifflet final une réserve technique, relate Sud Ouest. Pour les dirigeants de Saint-Geniès/Archignac, il y a hors jeu sur l’un des trois buts du CFC. Une requête extrêmement rare dans le football amateur et même professionnel. Difficile d’espérer une suite pour les locaux à première vue…

L’arbitre même pas prévu de la décision

Mais, c’était sans compter sur l’un de ses plus fidèles supporters. Celui-ci a en effet filmé l’action en question. La vidéo amateur passe par les mains du club avant de finir devant la commission de l’arbitrage du district. Après visionnage, la CAD prend la décision de rejouer le match, explique André Baldauf, son président : « Nous avons demandé au référent juridique de la ligue Nouvelle-Aquitaine si nous pouvions exploiter ces images. Il nous a dit "oui". L’arbitre s’est trompé. On nous a trop souvent reproché de les couvrir. Je ne vois pas pourquoi nous ne nous servirions pas de la vidéo, si elle démontre une erreur et si tout est fait dans les règles. »

Une décision qui fait bien sûr bondir les dirigeants du Condat Football Club alors que l’arbitre « n’était pas au courant [de celle-ci]. » Il ajoute que c’est la première fois que cela lui arrive en neuf ans.

Le CFC a fait appel et se dit prêt à aller jusqu’à la ligue. L’arbitre, lui, ne reviendra pas sur sa décision : « Le positionnement, l’angle de vue de la vidéo prêtent à confusion. À 90 %, elle démontre que mon rapport est juste et vérifiable. »