Strasbourg-Marseille: Face au Racing, l'OM «s’est mis une balle dans le pied» pour l'Europe

FOOTBALL Les Marseillais ont encore perdu deux points au stade de la Meinau vendredi (1-1)

Alexia Ighirri

— 

Strasbourg-Marseille, match nul au stade de la Meinau
Strasbourg-Marseille, match nul au stade de la Meinau — FREDERICK FLORIN / AFP
  • Alors que Marseille devait l’emporter pour se relancer dans la course à l’Europe, Strasbourg a contraint l’OM au partage des points vendredi à la Meinau (1-1). Le Marseillais Valère Germain (47e) et le Strasbourgeois Kenny Lala (65e) ont été les buteurs de la soirée.
  • Si mathématiquement Marseille n’est pas condamné, la qualification pour l’Europe semble impossible. « On s’est mis une balle dans le pied ce soir », a reconnu le buteur Valère Germain à Strasbourg.

Il fallait gagner pour se relancer. Bon, du coup l'OM a fait match nul. Vendredi à la Meinau, en ouverture de la 35e journée de Ligue 1 et au terme d'un match franchement pas très emballant, Marseille a laissé deux points (ultra-) précieux dans la course à l'Europe face à Strasbourg (1-1). C'est vrai que mathématiquement rien n'est encore fait, mais ça sent vraiment pas bon pour cet OM. «Ca se complique. C'était compliqué avant le match et ça l'est encore plus maintenant», ont simplement analysé le coach Rudi Garcia et Clinton Njie. 

Valère Germain et Adil Rami ont été un chouïa plus explicites. «On va attendre les résultats du week-end. Tant qu’il y aura 1 ou 2 % de chances, on ne va pas lâcher. Mais c’est vrai qu’on s’est mis une balle dans le pied ce soir», a indiqué le premier, buteur pour l'OM.

«Vivement que la saison se termine»

Son coéquipier poursuit: «On avait un petit espoir, ça fait chier parce qu’on sort un match plutôt correct et on a la poisse jusqu’au bout. Je sais pas où on est au classement aujourd’hui (5e avec quatre points de retard sur Saint-Etienne vendredi soir), mais ça va être très très difficile. Ca l’était depuis longtemps, je pense pas qu’on perde l’Europe ce soir». Réaliste.

A nouveau titularisé, c'est lui qui a été fautif sur le penalty ( encore un oui, le douzième!) sifflé pour Strasbourg amenant l'égalisation. Le défenseur tente d'expliquer sa boulette: «Je suis impatient, un manque de rythme et d'automatismes qui fait que je fais cette petite erreur qui provoque le penalty. Maintenant ce qui est aussi embêtant c’est que Steve l’arrête et on est noirs : on suit, on est là dans la surface et ça tombe sur des joueurs de Strasbourg. Je sais pas si c’est l’agressivité ou la chance… Vivement que cette saison se termine.»

Est-ce que les Marseillais avaient vraiment envie?

Au-delà du résultat de la rencontre, c'est aussi la manière avec laquelle les Marseillais l'ont jouée qui interroge. Attention, l'OM n'est pas passé à côté de son match. Mais a-t-on vu une équipe morte de faim, qui joue sa survie pour la Ligue Europa? Pas vraiment. «On avait bien travaillé mais ce n’est pas suffisant. On était venus dans un bon état d’esprit, avec de la détermination, assure Clinton Njie. Le début de match a été intéressant. L’égalisation nous a fait du mal mais on a vu à la fin du match qu’on avait envie de gagner.»

Et Valère Germain de confirmer: «Nos gestes sont décortiqués, surveillés de plus près. Je peux vous dire qu'on était mobilisés pour le match, l’objectif c’était de gagner. Même si ce n'était pas un grand OM, on a fait un match plutôt cohérent (...) Que ce soit devant ou derrière, on fait un peu trop d’erreurs individuelles cette année et c’est peut-être ce qui nous plombe aussi.» Pour ne pas définitivement sceller le sort de Marseille, il va falloir moins de petites cagades mais surtout le retour du grand OM contre Lyon.