OM-Nîmes: Cinq penaltys en quatre matchs... C'est quoi le problème de la défense marseillaise?

FOOTBALL Marseille revient dans la course au podium grâce à une victoire face à Nîmes (2-1). Mais l'OM encaisse énormément de penaltys, ce qui commence à être très inquiétant

Au stade Vélodrome, Jean Saint-Marc

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Pelé arrête le penalty de Mbappé, face au PSG.
Pelé arrête le penalty de Mbappé, face au PSG. — F. Fife / AFP
  • L’OM, vainqueur 2-1 de Nîmes, ce dimanche, revient à cinq points de Lyon. Mais pour arracher une qualification en Ligue des champions, il faut que l’OM arrête de concéder des penaltys.
  • Marseille est l’équipe le plus souvent sanctionnée dans sa surface de réparation, cette année, en Ligue 1. Cela prouve la très grande fébrilité défensive des joueurs de Rudi Garcia.

« Non mais c’est pas possible » : le gros plan sur le visage de Dimitri Payet, à la 94e minute de cet OM-Nîmes, valait le détour. Bouna Sarr a failli concéder le penalty le plus bête de l’histoire en se saisissant du ballon des deux mains, alors que l’action se poursuivait.

Frank Schneider, aidé par son VAR, s’est finalement ravisé : le Nîmois Denis Bouanga a touché (frôlé ?) le talon de Sarr. « J’ai eu peur, a avoué le latéral marseillais. J’ai entendu un coup de sifflet, qui venait de la tribune, et c’est vrai que j’ai mis longtemps à tomber. Et puis je sais que je suis nonchalant en mettant les mains sur le ballon. Mais je savais qu’il y avait faute ! »

Onze penaltys en 32 journées, un record en L1

L’OM n’a donc pas concédé son… douzième penalty de la saison. Car oui, Marseille a concédé 11 penaltys cette année, plus que toute autre équipe en Ligue 1. Cela représente 26 % des buts encaissés par l’OM : c’est deux fois plus que la moyenne (12 %) en Ligue 1.

Pire encore : la tendance s’accélère. En quatre matchs, l’OM vient de concéder cinq penaltys (pour quatre buts encaissés). Cela dénote une sérieuse fébrilité défensive de Marseille, douzième défense de Ligue 1, qui encaisse en moyenne 1,3 but par match. Là encore, la tendance va en s’aggravant : lors des cinq dernières rencontres, l’OM a encaissé 1,6 but toutes les 90 minutes.

Rudi Garcia sort son joker

Boubacar Kamara, auteur d’une main qui a provoqué un penalty nîmois, s’est excusé en zone mixte : « On ne s’est pas parlé avec Bouna (Sarr). Mais pour moi, le Nîmois n’était pas en maîtrise du ballon et ne voulait pas tirer, donc c’est sévère. »

Qu’en pense Rudi Garcia ? Est-ce que cette « penaltite aiguë » l’inquiète ? On lui a demandé… Et il a botté en touche. « Joker. » Petite relance : mais pourquoi donc l’OM concède autant de penaltys ? Comme c’est un fervent théoricien du complot arbitral, on attendait un démarrage en trombe de Rudi Garcia. Erreur, il a fait le choix de la diplomatie : « Je pense qu’on est fautifs ! Ce sera mieux de dire ça en tout cas, mais je vais vérifier (si on est fautifs) et je vous répondrai plus précisément après. »

Bouna Sarr, lui, reconnaît qu’il s’agit d’une faiblesse marseillaise :

C’est vrai que ça montre une certaine fébrilité : l’adversaire nous pousse à l’erreur ! On en concède pas mal cette année, on n’est pas toujours aidés par le VAR non plus, il faut le dire. On doit être plus vigilants là-dessus, pour pas que ça nous porte préjudice en fin de saison. »

Les deux points lâchés face à Angers, alors que l’OM menait 2-0, pourraient coûter cher dans le sprint final. Ces deux penaltys ont, en tout cas, traumatisé les Marseillais : « De nouveau, on mène 2-0, on prend un penalty, relate Rudi Garcia… Le spectre d’Angers est revenu, c’est humain ! »