FC Nantes-OL : Jean-Marc Chanelet raconte «son baptême de feu» au sein de la cellule de recrutement nantaise

FOOTBALL L’ancien latéral droit du FC Nantes et de l’OL Jean-Marc Chanelet a intégré en janvier la nouvelle cellule de recrutement des Canaris

Jérémy Laugier

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Jean-Marc Chanelet (à gauche) ici à l'œuvre lors d'un Nantes-Bastia, il y a 20 ans en première division.
Jean-Marc Chanelet (à gauche) ici à l'œuvre lors d'un Nantes-Bastia, il y a 20 ans en première division. — FRANK PERRY / AFP
  • Les deux principaux clubs où a évolué Jean-Marc Chanelet, le FC Nantes et l’OL, s’affrontent ce vendredi (20h45) à la Beaujoire.
  • L’ancien défenseur latéral, âgé de 50 ans, vient d’étoffer en janvier la cellule de recrutement nantaise.
  • Il explique à 20 Minutes comment cette nouvelle cellule dirigée par Philippe Mao s’organise.

Il y a encore six mois, lors du match aller entre l’OL et Nantes à Décines (1-1), Jean-Marc Chanelet reconnaissait être « partagé ». L’ancien latéral droit, qui avait enchaîné cinq saisons avec les Canaris (1995-2000) puis trois années à Lyon (2000-2003), avec deux titres de champion de France à la clé, a par contre choisi son camp pour la rencontre retour, ce vendredi (20h45) à la Beaujoire. Et pour cause, Jean-Marc Chanelet a officiellement intégré  la cellule de recrutement du FC Nantes en janvier.

« Vahid Halilhodzic souhaitait étoffer cette cellule, qui ne comptait jusque-là que Philippe Mao, explique ce dernier. Mi-décembre, Stéphane Ziani [entraîneur des U19 du FCN] m’a prévenu que je serai contacté par Philippe Mao, avec comme condition que je réside la majeure partie du temps à Nantes. »

Outre la France, il assiste à des matchs en Suisse et en Tunisie

Jean-Marc Chanelet, qui vivait avec sa famille dans la région lyonnaise, a accepté de rejoindre la Loire-Atlantique, où il a dû vite prendre ses marques. « Entre la douloureuse disparition d’Emiliano Sala et les départs précipités de deux joueurs prêtés [Matt Miazga et Kara Mbodji], notre nouvelle cellule a eu droit à un gros baptême de feu », confie-t-il. Aux côtés de Chérif Oudjani, arrivé en décembre, et de Philippe Mao, resté responsable du recrutement, Jean-Marc Chanelet a donc « travaillé avec le coach » pour parvenir aux arrivées « dans l’urgence » cet hiver d’Antonio Mance, Valentin Eysseric et Edgar Ié, tous prêtés.

Jean-Marc Chanelet (à droite) a connu les premières grandes années lyonnaises, aux côtés de Juninho, Sidney Govou, Edmilson et Peguy Luyindula.
Jean-Marc Chanelet (à droite) a connu les premières grandes années lyonnaises, aux côtés de Juninho, Sidney Govou, Edmilson et Peguy Luyindula. - PASCAL GEORGE / AFP

L’ancien défenseur, vainqueur à deux reprises de la Coupe de France (en 1999 et 2000) avec le FCN, détaille l’organisation du trio, hors L1, L2, National et championnat U19 français que tous les trois observent de près : « Chérif couvre les championnats belges et néerlandais, Philippe s’occupe de l’Italie, l’Angleterre et l’Allemagne, et je suis amené à me rendre en Suisse et au Maghreb. Il y a deux semaines, j’étais à Tunis car les quatre meilleurs clubs tunisiens s’affrontaient en deux jours. »

« Je ne me sentais pas forcément bien dans ce milieu des agents de foot »

Si son profil d’ex-joueur nantais, contrairement à Philippe Mao et Chérif Oudjani, était « visé », Jean-Marc Chanelet (50 ans) présente sur son CV post-joueur un poste de superviseur des adversaires du Mans et de Guingamp à la fin des années 2000, puis celui de créateur d’une société d’agents. « Je ne me sentais pas forcément bien dans ce milieu. J’ai toujours aimé le terrain mais moins l’aspect des négociations qui va avec », explique celui qui annonce assister à « une quinzaine de matchs par mois » depuis sa prise de fonctions à Nantes.

Il multiplie donc les rapports en vue du prochain mercato estival : « On a plus de temps pour préparer ça que cet hiver mais la date du 2 septembre est loin et proche à la fois. On se doit de verrouiller le plus rapidement possible des dossiers, ce qui n’est pas évident tant qu’on n’est pas mathématiquement sauvés ». Une autre interrogation plane sur cette nouvelle cellule de recrutement : a-t-elle vraiment son mot à dire au vu de l’omniprésence de Waldemar Kita à chaque mercato ? « On reçoit des infos du président et on fournit des retours en fonction de ce qu’on voit, précise Jean-Marc Chanelet. Il nous demande toujours notre avis. » Il poursuit :

En tout cas, cet hiver, on n’a pas appris par la presse la signature d’un joueur. »