FC Nantes: Faut-il être inquiet pour le maintien des Canaris en Ligue 1?

FOOTBALL A neuf matchs de la fin de saison, le FC Nantes – qui sera à Toulouse dimanche à 15 h – est 15e avec 8 points d'avance sur le barragiste, Caen

David Phelippeau

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Les Nantais sur l'ouverture du score d'Eysseric contre Lille.
Les Nantais sur l'ouverture du score d'Eysseric contre Lille. — Sebastien SALOM-GOMIS / AFP
  • Le FC Nantes joue à Toulouse, dimanche (15 h), un match charnière pour son avenir en Ligue 1.
  • Doit-on être inquiet pour les Canaris, 15es (avec un match en moins) au classement?

Les supporters ont-ils des raisons de craindre le pire pour cette fin de saison ? Le FC Nantes, qui n’a plus été relégable depuis le 20 octobre, peut-il être relégué à la mi-mai ? Dimanche, à l’issue du déplacement du FCN​ (15e) à Toulouse, on devrait avoir une esquisse de réponse. En attendant, 20 Minutes dresse les arguments en faveur d’un scénario catastrophe et d’un verdict favorable.

Oui, il faut être inquiet pour les Canaris

  • Un calendrier immédiat pas simple. Après le déplacement à Toulouse, le FC Nantes recevra Lyon, 3e, et Paris, leader et futur champion de France. Et si Nantes – qui possède 8 points d’avance sur le barragiste, Caen – perd les 3 prochains matchs et que derrière ça revient fort ? A cinq ou six journées de la fin, le doute pourrait alors s’instiller dans l’esprit des Nantais.
  • 2019, annus horribilis. Le FC Nantes est 16e (avec un match en moins) depuis le début de l’année avec onze points pris sur 36 possibles. La dynamique des Canaris est très défavorable.
  • En interne, ça ne tourne pas rond. « Tout le monde n’est pas impliqué à 100 % dans le projet », a lâché le coach Vahid Halilhodzic, lundi en conférence de presse. Entre des joueurs en fin de contrat et sur le départ (Kwateng et Tatarusanu), cinq éléments prêtés, des cadres (Rongier et Diego Carlos) qui ont déjà annoncé leur intention de voir autre chose en juin ou des joueurs dont la motivation est sujette à caution (Tatarusanu et Krhin blessés à Nantes, mais pas en sélection), rien n’est simple pour le coach nantais.
  • L’attitude de Vahid Halilhodzic crispe. Exemple récent : lundi 18 mars, au lendemain de la défaite (1-0) du FCN à Reims, l’entraîneur – qui est très fatigué par tous les aléas vécus depuis le début de l’année – a critiqué vivement chacune leur tour de nombreuses personnes de son staff élargi (médical, adjoint, vidéo etc.). « Beaucoup de joueurs sont lassés par son absence de remise en cause », lâche un proche du vestiaire. Son manque de souplesse lui est aussi reproché. Certains ne se voient pas du tout poursuivre avec lui la saison prochaine. « C’est marche ou crève avec coach Vahid, ça peut être épuisant, et pourtant il peut y avoir de la réussite au bout… », avouait un de ses proches la semaine dernière. Il faut ajouter au tableau les relations glaciales entre le coach et sa direction.

Non, il ne faut pas être inquiet pour les Canaris

  • Cette équipe est capable du pire… comme du meilleur. Par séquences. Dimanche, d’abord solide contre Lille, dauphin du PSG, Nantes a ensuite mené 2-0 et manqué de quelques centimètres la balle du 3-0 sur une demi-volée de Pallois. Sa solidité défensive (12e défense de L1) pourrait aussi suffire à prendre le nombre de points suffisant pour le maintien.
  • Encore neuf rencontres, dont deux ou trois abordables. Et le calendrier pas simple dans un premier temps (voyage à Toulouse, réceptions de Lyon et Paris) s’annonce plus abordable dans un peu plus de 15 jours. Les Canaris recevront Amiens et Dijon. Des confrontations directes, contre des concurrents au maintien, à la portée du FCN.
  • Quatre ou cinq points devraient suffire. Nantes possède 31 points. Il en reste 27 à prendre. Vu le rythme et le nombre d’unités de Dijon (21), Guingamp (22) et Caen (23), 35 ou 36 points pourraient suffire à se maintenir.
  • Le trio des faibles. Dijon, Guingamp et Caen sont largués depuis bien longtemps. Bien que les Caennais aient surpris tous les observateurs en gagnant (0-1) à Monaco, on imagine mal les Normands – et a fortiori les Dijonnais et Guingampais – revenir, tant ils galèrent depuis des mois.