Barcelone-OL: Comment la double parade de Grégory Coupet au Camp Nou en 2001 a «une deuxième vie» grâce à Internet

FOOTBALL Qui dit Barça-OL en Ligue des champions dit double arrêt d'anthologie de Grégory Coupet en octobre 2001 face à Claudio Caçapa et Rivaldo

Jérémy Laugier

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Grégory Coupet, ici durant la saison 2001-2002, qui l'aura vu surprendre Rivaldo et devenir champion de France pour la première fois.
Grégory Coupet, ici durant la saison 2001-2002, qui l'aura vu surprendre Rivaldo et devenir champion de France pour la première fois. — FRANCK FIFE / AFP
  • Au moment d’aborder son premier Barça-OL au Camp Nou, mercredi (21 heures) en 8e de finale retour de Ligue des champions, Anthony Lopes pourra s’inspirer de son entraîneur Grégory Coupet.
  • Il y a plus de 17 ans, l’ancien gardien lyonnais s’était en effet distingué à Barcelone, déjà en Ligue des champions, en enchaînant deux parades époustouflantes, dont une tête sur la transversale après une passe manquée de Claudio Caçapa.
  • Finalement, ce double arrêt, conclu face à Rivaldo, est devenu plus célèbre aujourd’hui qu’en 2001 en raison de l’impact d’Internet.

De notre envoyé spécial à Barcelone,

Avouez-le, avec des potes dans votre jardin, vous avez cherché à reproduire un paquet de fois le double miracle de Grégory Coupet en octobre 2001 à Barcelone, en Ligue des champions déjà. A savoir vous arracher pour placer un coup de tête sur la barre afin de sauver une passe en retrait galère de votre coéquipier (coucou Claudio Caçapa) puis vous relever à toute vitesse pour signer une horizontale de légende sur une reprise à bout portant d’un Rivaldo de fortune. Si tout cela vous parle, c'est sans doute grâce à Internet et non pas parce que vous avez vibré il y a plus de 17 ans devant TF1. Car à la veille d’un nouveau Barça- OL, mercredi (21 heures), les images tournent toujours en boucle sur les réseaux sociaux.

On exagère un peu le tableau, à en croire l’intéressé. « Dans les semaines qui avaient suivi, mon coéquipier Jacek Bak m’expliquait qu’en sélection polonaise, on causait beaucoup de cet arrêt, raconte Grégory Coupet. C’est là que j’ai réalisé l’ampleur du truc. A l’époque, j’avais déjà l’impression que tout le monde m’en parlait. Mais inévitablement, la popularité de cette action n’a pas cessé d’augmenter grâce aux réseaux sociaux. Je réalise qu’elle a marqué les gens. »

« Il y a eu un Greg avant le Camp Nou et un Greg après »

Troisième gardien de l’OL en 2001-2002, Nicolas Puydebois retient « un arrêt atypique, tout en vivacité et qui ressemble vraiment à Greg ». Comme tant de supporters lyonnais, il avoue « ne pas se souvenir du score [2-0 pour les Catalans] mais seulement de cette action ». Pour cet ancien pro également passé par Strasbourg et Nîmes, « cet arrêt a une deuxième vie quasiment 20 ans plus tard ». « C’est la magie d’Internet, sourit-il. Si Greg avait effectué la même parade aujourd’hui, c’est certain que ça aurait eu bien plus d’impact. Mais à l’époque, ça l’avait quand même aidé vis-à-vis de l’équipe de France car tout ça s’était passé à Barcelone. »

Il était effectivement difficile de choisir un meilleur spot pour se mettre en lumière. « Il y a eu un Greg avant le Camp Nou et un Greg après », assure d’ailleurs Sidney Govou, qui s’amuse de la longévité du coup d’éclat de son ancien partenaire. « Trois ans après, je ne me souvenais limite plus de cet arrêt et là, j’ai l’impression de le voir partout comme si ce match était hier », confie l’ancien attaquant lyonnais, titulaire lors de ce match de poule contre le Barça en 2001.

« C’est simple, il y a l’arrêt de Gordon Banks et l’arrêt de Greg ! »

Jugez plutôt : on a trouvé en fouinant sur YouTube une vingtaine de vidéos de ce best save ever seen comptant au moins 10.000 vues, et toutes postées à partir de 2007. Deux d’entre elles cartonnent même à plus de 110.000 vues. Ajoutez à cela une présence dans une compil de dix exploits de gardiens mis en avant par l’UEFA et vous comprendrez à quel point l’actuel entraîneur d’Anthony Lopes à Lyon a marqué l’histoire. Aujourd’hui gardien de MDA Foot (N2), Daniel Jaccard avait 16 ans et se trouvait au centre de formation de l’OL au moment de ce Barça-Lyon.

« Ce jour-là, l’instinct de Greg a parlé et il a inventé un arrêt. On n’a jamais revu un tel enchaînement depuis », s’enthousiasme celui qui a lancé en octobre son académie de gardiens de but, et qui n’a pas manqué d’intégrer cette double envolée dans son clip de présentation. « Déjà que Greg est un monument à Lyon, le fait que cette action soit partout sur Internet, ça ne cesse de rafraîchir la mémoire. C’est simple, il y a l’arrêt de Gordon Banks et l’arrêt de Greg ! »