VIDEO. Barcelone-OL: «On partait clairement pour souffrir»… Comment l’exploit de 2010 au Real Madrid peut inspirer Lyon

FOOTBALL L'OL, qui jouera sa qualification en Ligue des champions mercredi (21 heures) à Barcelone, a accompli un exploit comparable en 2010 contre le Real Madrid (1-0, 1-1)

Jérémy Laugier

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De Miralem Pjanic 2010 au Santiago Bernabeu à Memphis Depay 2019 au Camp Nou?
De Miralem Pjanic 2010 au Santiago Bernabeu à Memphis Depay 2019 au Camp Nou? — P.-P. MARCOU - F. FIFE / AFP
  • Après le nul assez heureux (0-0) obtenu à l’aller, l’OL sait qu’une qualification au Camp Nou mercredi (21 heures) serait un colossal exploit.
  • Avant ce 8e de finale retour de Ligue des champions, les Lyonnais peuvent se donner du baume au cœur en se replongeant dans l’inattendue qualification de 2010 contre le Real Madrid (1-0, 1-1).
  • Nettement dominés en première période à Santiago Bernabeu, les partenaires de Sidney Govou avaient arraché leur ticket pour les quarts grâce à un but de Miralem Pjanic (75e). Et mine de rien, il existe quelques points communs avec le Barça-OL de mercredi.

Lazio Rome, Inter Milan, Celtic, Bayern Munich, Liverpool et évidemment Manchester City en septembre. Depuis 25 ans, la liste des victoires de prestige de l’OL à l’extérieur sur la scène européenne a quand même de la gueule. Mais finalement, l’exploit le plus inspirant, avant le 8e de finale retour de Ligue des champions mercredi (21 heures) à Barcelone, doit être cet inattendu nul (1-1) arraché à Madrid en 2010, et synonyme de qualif' pour les quarts de C1.

OK, les hommes de Claude Puel se présentaient en Espagne dans une meilleure configuration après l’avoir emporté à Gerland (1-0) grâce à une frappe sortie de nulle part de Jean II Makoun. Mais quand vous vous retrouvez à Santiago Bernabeu face à Cristiano Ronaldo, Kaka, Gonzalo Higuain, Sergio Ramos et Guti, cette marge peut sembler infime.

« On savait qu’on n’avait pas la meilleure équipe »

Sidney Govou, qui a disputé l’intégralité de cette confrontation en aller-retour, se remémore ce rendez-vous madrilène pour 20 Minutes. Avec franchise, l’ancien attaquant lyonnais ne cherche pas à minimiser les craintes qu’avait son équipe avant cette affiche.

Nous étions beaucoup moins sereins qu’avant d’autres grands matchs de Ligue des champions dans les années 2000. On savait qu’on n’avait pas la meilleure équipe et on partait clairement pour souffrir. D’ailleurs, on a commencé de manière timorée et nous aurions dû être menés 2-0 après un quart d’heure. Et puis, petit à petit, on s’est rendu compte qu’on pouvait le faire. »

Le message de Lisandro, l’improbable poteau d’Higuain

Comprendre que même une ouverture du score ultra rapide de Cristiano Ronaldo (frappe entre les jambes d’Hugo Lloris, 6e) n’avait pas abattu cet OL-là, gonflé à bloc avant la rencontre par un texte écrit par Lisandro Lopez, son leader taiseux de l’époque. « Les triomphes appartiennent à ceux qui ne renoncent jamais », expliquait alors l’attaquant argentin.

En gros, prendre un pion d’emblée de Lionel Messi ne doit pas abattre Nabil Fekir et ses partenaires. Un but inscrit et la qualification sera au bout de la même manière. Si l’OL bénéficie de la même réussite que le 10 mars 2010, avec un improbable poteau de Gonzalo Higuain face au but vide (26e), cela ne sera pas de trop non plus dans pareil challenge. Ce Real-OL avait aussi clairement basculé après l’audacieux coaching de Claude Puel, qui remplaçait dès la mi-temps Jean-Alain Boumsong et Jean II Makoun par Maxime Gonalons et Kim Källström.

Nabil Fekir pour marcher sur les traces de Miralem Pjanic

Un coup tactique payant et débouchant sur une superbe égalisation, avec un jeu à quatre Källström-Delgado-Lisandro-Pjanic conclu par une volée gagnante du milieu bosnien (1-1, 75e). « On a souffert, on a lutté, mais on savait qu’on pouvait marquer et on l’a fait », appréciait Lisandro après cet exploit.

Tiens tiens, les images d’archives de ce but ressembleraient presque au superbe mouvement de l’aller Aouar-Traoré-Dembélé-Terrier mal conclu (0-0, 45e). Certes, il s’agissait d’une (trop) rare inspiration offensive ayant déstabilisé le Barça au Parc OL. Mais après tout, Nabil Fekir (suspendu à l’aller) a des allures de Miralem Pjanic, non ?