VIDEO. Manchester City-OL: Alerte exploit, des Lyonnais plus qu'épatants surprennent City

FOOTBALL Porté par des buts de Maxwel Cornet et Nabil Fekir, l'OL vient de signer face au Manchester City de Pep Guardiola l'un des plus grands exploits de son histoire européenne (1-2)...

Jérémy Laugier (à Manchester)

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Les Lyonnais célèbrent le deuxième but inscrit par Nabil Fekir, ce mercredi à Manchester.
Les Lyonnais célèbrent le deuxième but inscrit par Nabil Fekir, ce mercredi à Manchester. — Oli SCARFF / AFP
  • Malmené en Ligue 1 depuis le début de la saison, l’OL a montré un visage bien plus conquérant ce mercredi à l’Etihad Stadium.
  • Leur performance aboutie et les choix payants de Bruno Genesio ont permis aux Lyonnais de signer l’un des grands exploits européens de leur histoire en battant Manchester City (1-2).

De notre envoyé spécial à Manchester,

S’il y a bien un exploit européen d’un club français que personne n’avait prévu, c’est celui-là. Bien plus encore que son nul (1-1) arraché à Turin en 2016 ou son élimination de l’AS Roma en Ligue Europa en 2017, l’OL a réussi une performance majuscule ce mercredi en l’emportant à Manchester City (1-2).

Les surprises de Genesio. Imaginer les titularisations à la fois de Maxwel Cornet, sur le départ cet été (67 minutes cette saison) et de Pape Cheikh Diop (164 minutes toutes compétitions confondues avec l’OL… depuis un an), aux dépens de Traoré, Dembélé et Tousart, était au-delà de la grosse cote. Bruno Genesio a effectué ce double pari qui s’est révélé payant.

Même s’il a démarré avec beaucoup de déchet technique, Maxwel Cornet a montré une belle implication défensive pour sécuriser un côté droit où Rafael avait de sacrés clients à gérer, entre Sterling puis Sané. Il a également enchaîné un paquet de courses permettant à l’OL de pouvoir souffler plus que prévu à l’Etihad Stadium. C’est surtout lui qui a ouvert le score d’une frappe croisée, après une bourde de Fabian Delph (0-1, 26e). Si après ça, il n’y avait pas un parfum d’exploit dans l’air…

Un collectif totalement à la hauteur. Oubliez le début de saison ultra poussif en Ligue 1. Débarrassés de la pression du résultat, les Lyonnais ont tous été au niveau d’un pareil adversaire de gala mercredi. La classe de Tanguy Ndombele, l’éclair lointain de Nabil Fekir sur le deuxième but (0-2, 43e) ou encore la solidité d’Anthony Lopes, notamment auteur de trois arrêts réflexes sur des frappes déviées (20e, 34e, 54e), sont à souligner.

Mais c’est bien l’intégralité de l’équipe qui n’a pas démarré le match dans la peau de la victime annoncée voulant seulement se rassurer un peu en ne subissant pas une déculottée. On touchait presque au surréaliste à l'heure de jeu lorsque Memphis Depay, idéalement lancé par Ndombele, était proche du 0-3 mais butait sur une parade d’Ederson, qui déviait sa tentative sur son montant.

Leroy Sané a (presque) tout changé. Dans la gestion du danger adverse assez variable côté Citizens, il y a clairement eu un avant et un après Leroy Sané. Entré en jeu dès la 53e minute de jeu à la place de Gündogan, l’international allemand a mis une pagaille pas possible dans la défense lyonnaise. Sur l’un de ses déboulés d’une vitesse ébouriffante sur jeu placé, il a notamment offert la réduction de l’écart à Bernardo Silva (67e). Mais même ce Leroy Sané là a dû s’incliner face à un OL tout aussi royal, et étonnamment sûr de sa force malgré un final à sens unique.