Strasbourg-Lyon: «Avec ce public, on n'a pas le droit de ne pas y croire», un Racing à réaction gagne un bon point contre l'OL

FOOTBALL Mené de deux buts pendant plus d'une heure, le Racing a finalement fait match nul contre Lyon samedi à la Meinau (2-2)

Alexia Ighirri

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Strasbourg-Lyon au stade de la Meinau
Strasbourg-Lyon au stade de la Meinau — PATRICK HERTZOG / AFP
  • Strasbourg et Lyon se sont quittés sur un match nul (2-2) samedi au stade de la Meinau. Mené de deux buts pendant plus d'une heure, grâce à un double de Moussa Dembelé, le Racing est revenu au score grâce à un doublé, en moins de deux minutes, de Ludovic Ajorque.
  • Un retour «inespéré» dixit le défenseur Pablo Martinez. Mais à en croire le (double) buteur strasbourgeois samedi: «A Strasbourg, on y croit tout le temps. Avec le public, on n’a pas le droit de ne pas y croire.»

On y a repensé. On s’est dit que le scénario de l’an passé et ce coup franc de Dimitri Liénard à la 94e minute pouvaient se répéter contre Lyon, samedi à la Meinau. Quand Strasbourg, son équipe, son public, et peut-être même le voisinage, a poussé après l’égalisation à 2-2, l'idée était dans nos têtes. Pas forcément dans celles des acteurs sur la pelouse : « Quand on est sur le terrain, on ne réfléchit pas trop. Dim’ n’était pas sur le terrain donc, forcément, on n’y pense pas ! », sourit le défenseur strasbourgeois Pablo Martinez.

C’est vrai, Liénard n’est pas entré en jeu. Et le Racing a dû, cette fois, se contenter d’un bon point face à l’OL. Il faut dire que jusqu’à la 69e minute et le premier but de Ludovic Ajorque, on voyait difficilement les Alsaciens revenir dans la partie. Mais voilà – de façon « inespérée », dixit Pablo Martinez — une grosse minute plus tard, l’attaquant du Racing s’offre un doublé et permet à son équipe de décrocher un match nul (2-2).

Les entames « bof » du Racing

Un Racing à réaction, comme cela a pu être le cas ces derniers temps : « Les entames de match en ce moment sont "bof", je pense qu’il va falloir qu’on travaille sur ça pour s’améliorer, analyse encore le défenseur. (A la mi-temps) comme d’habitude en ce moment, on se dit que techniquement on se précipite un peu trop. »

Le coach strasbourgeois Thierry Laurey a noté « un poil de fébrilité » chez ses hommes et aurait aimé qu’ils « se libèrent un peu plus ». Mais il a salué leur réaction : « Je suis content qu’on soit parvenus à revenir au score, que les garçons n’aient pas baissé les bras, que les entrants aient apporté une plus-value. Arracher un point comme ça, c’est bon sur le plan mental et sur le plan comptable. »

Les Strasbourgeois se sont en effet accrochés et cela leur a réussi. Ludovic Ajorque semble même surpris que les journalistes l’interrogent sur la tournure de ce match : « On est à Strasbourg, non ? (Grand sourire). Ici, on y croit tout le temps. Avec ce public, on n’a pas le droit de ne pas y croire ! » L’attaquant remarque que son premier but samedi a redonné de la confiance, avec laquelle « on peut faire de belles choses. C’est ce qui nous manquait peut-être un peu sur les derniers matchs ».

Parce qu’il faut peut-être le rappeler : le club strasbourgeois reste sur six matchs sans victoire. Les Alsaciens iront alors à Nîmes samedi dans l’optique de s’offrir un shot d’optimisme avant la finale de la Coupe de la Ligue.