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VIDEO. Villefranche-PSG: «On va voir à Manchester s’ils ne vont pas se faire soulever»… Paris agace encore un coach
FOOTBALL•L’entraîneur de Villefranche (National) Alain Pochat a rejoint le camp de Thierry Laurey (Strasbourg) pour critiquer l’attitude du PSG mercrediJérémy Laugier
L'essentiel
- Si le 8e de finale de Coupe de France Villefranche-PSG (0-3 après prolongations) s’est déroulé dans un bon état d’esprit mercredi, il a été marqué par un étonnant coup de gueule de l’entraîneur rhodanien.
- Alain Pochat s’est en effet emporté contre l’attitude de joueurs parisiens exagérant selon lui des fautes. Il a ainsi lâché devant les caméras d’Eurosport : « On va voir à Manchester s’ils ne vont pas se faire soulever. »
Thierry Laurey a-t-il lancé un courant ? Très remonté contre l’attitude de Neymar, lors du 16e de finale de Coupe de France PSG-Racing (2-0) il y a deux semaines, l’entraîneur strasbourgeois avait eu ces paroles après la rencontre : « Je comprends que mes joueurs en aient marre de voir des joueurs qui cherchent à les chambrer, à les narguer. M’avez-vous entendu dire qu’il n’a pas le droit de provoquer ? Mais il a aussi le droit à un moment donné de se faire attraper. S’il fait ça contre Manchester United, il va se faire soulever. »
Mercredi, durant la prolongation du 8e de finale de l’épreuve au Parc OL, l’entraîneur de Villefranche, Alain Pochat, a sensiblement utilisé la même formule sur le bord de la touche. Le contexte ? Le 13e du National vient d’encaisser l’ouverture du score de Julian Draxler (0-3 au final) et son attaquant Celin Lemb percute le jeune Parisien Colin Dagba. Selon Alain Pochat, ce dernier a exagéré la faute et il le fait savoir sans détour dans une séquence captée par les caméras d’Eurosport : « Il ne faut pas toucher les joueurs. On va voir à Manchester s’ils ne vont pas se faire soulever. Il a raison, Laurey. »
« Heureusement qu’ils ne jouent pas dans les années 80-90 »
Si une impressionnante cravate de Youssouf N’Diaye (averti à la 72e) stoppant Leandro Paredes (déjà sévèrement taclé dimanche par Nabil Fekir) a entraîné l’expulsion de Thomas Tuchel, très remonté, la rencontre s’est pourtant disputée dans un bon esprit. « Ils étaient très gentils, accessibles et classe, indique ainsi le défenseur caladois Quentin Lacour. On a notamment pu échanger des maillots avec eux après le match. »
Mais malgré cette belle fête et l’image très positive dégagée par le FCVB, Alain Pochat assumait son coup de gueule jusqu’en conférence de presse mercredi soir. « Heureusement qu’ils ne jouent pas dans les années 80-90 avec les Di Méco, Boli ou Mozer, précise-t-il. Là, croyez-moi, ça serait beaucoup plus dur. » Pour ceux qui ont eu le plaisir de connaître cette tendre époque riche en esthètes, reconnaissez que l’idée d’une tenaille Eric Di Meco-Carlos Mozer pourchassant Kylian Mbappé ferait presque encore froid dans le dos en 2019.


















