Stade Rennais-Astana: Ismaïla Sarr frappe deux fois et Rennes écrit une page de son histoire

FOOTBALL Les Bretons ont battu les Kazakhes 2-0 jeudi soir au Roazhon Park...

Camille Allain

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Ismaïla Sarr a largement contribué au succès du Stade Rennais face à Astana en marquant un doublé.
Ismaïla Sarr a largement contribué au succès du Stade Rennais face à Astana en marquant un doublé. — J. F. Monier / AFP
  • Le Stade Rennais a battu Astana 2-0 jeudi soir au Roazhon Park grâce à un doublé d’Ismaïla Sarr. Encore un pétard de l’international sénégalais.
  • Les Rennais sont qualifiés pour les 16e de finale de la Ligue Europa. Une première dans l’histoire du club.
  • Le tirage aura lieu lundi à Nyon. Milan, Arsenal ou encore Chelsea pourraient se dresser sur la route des Bretons.

« L’histoire s’écrit maintenant », pouvait-on lire sur le tifo du RCK avant le coup d’envoi. Attendus par tout un stade, les joueurs rennais n’ont pas failli à leur mission. Dans un Roazhon Park bruyant, les Bretons ont battu Astana 2-0 et leur chipent la deuxième place de la poule. Pour la première fois de son histoire, le Stade Rennais se qualifie pour les 16e de finale de Ligue Europa. Un miracle tant ils étaient mal engagés au soir de la 4e journée et la gifle reçue à Kiev. Le nouveau coach Julien Stéphan compte trois victoires en autant de matchs.

Sarr, du début et à la fin. Encore un pétard. Ismaïla Sarr avait commencé son épopée européenne par un missile face à Jablonec. Il a récidivé en livrant un match énorme face à Astana. D’abord en reprenant le penalty de Bourigeaud repoussé par Nenad Eric. Puis en inscrivant le but du break d’une magnifique frappe dans la lucarne. L’ailier rennais a encore été le dynamiteur offensif de son équipe. Précieux. Très précieux. L’occasion pour le jeune joueur de mener l’un des plus beaux clappings au Roazhon Park.

La patience, la patience. A la veille du match, Julien Stéphan avait insisté sur l’importance de « ne pas se jeter dans la gueule du loup ». Jeudi soir, les Rennais ont parfaitement respecté le plan de jeu. Patients, les Rouge et Noir n’ont pas pris de risque et auraient pu ouvrir le score en première mi-temps sans deux belles parades de leur gardien Nenad Eric face à Ben Arfa et Traoré. « Non, on n’a pas douté. On savait qu’Astana allait venir en défendant. On savait qu’il faudrait être patients », lançait Mbaye Niang après le match.

En seconde période, on a longtemps pensé qu’il y aurait toujours un pied, une jambe ou une tête pour barrer la route du but. Le salut est venu d’un penalty, généreusement accordé à Ismaïla Sarr. Encore lui. « Du stress, on s’en était mis, mais pas trop. On était excités de le jouer. On a répondu présents dès le début du match. On a su être patients ».

Une nouvelle clean-sheet. Le nouvel entraîneur Julien Stéphan n’a toujours pas concédé le moindre but. Après les victoires à Lyon et face à Dijon, les Rennais n’ont toujours pas encaissé de but. La charnière Da Silva Mexer a été très rassurante face aux tardives offensives kazakhes. « On a terminé le match lessivés », avouait Benjamin Bourigeaud.

Et c’est surtout tout le collectif qui a défendu. « On a fait le match parfait », témoignait le président du club Olivier Létang à l’issue du match.

Les Rennais sauront lundi qui ils affronteront en février. Et rêvent d’Arsenal, Chelsea ou Milan. « On voit plus loin », poursuivait le président. Une nouvelle page à écrire.