OL-Rennes: «Il est inarrêtable»… Hatem Ben Arfa a survolé son duel de meneurs de jeu avec Nabil Fekir

FOOTBALL Auteur du premier but mercredi, Hatem Ben Arfa a guidé le Stade Rennais vers un succès de prestige (0-2) face à l'OL de Nabil Fekir...

Jérémy Laugier

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Hatem Ben Arfa, qui se faufile ici entre Lucas Tousart et Houssem Aouar, a signé son meilleur match sous le maillot rennais mercredi.
Hatem Ben Arfa, qui se faufile ici entre Lucas Tousart et Houssem Aouar, a signé son meilleur match sous le maillot rennais mercredi. — JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP
  • Trois jours après la débâcle contre Strasbourg (1-4), le Stade Rennais a montré un tout autre visage pour signer une victoire référence à Lyon (0-2) mercredi.
  • Très en jambes toute la rencontre et auteur de l’ouverture du score, Hatem Ben Arfa a régalé pour ses retrouvailles avec son club formateur.
  • En face, Nabil Fekir est encore apparu en difficulté, à l’image d’un OL hors du coup.

Et si on avait retrouvé le Hatem Ben Arfa niçois ? Le déboulé plein axe de la 41e minute d' OL-Rennes (0-2), conclu par une sublime flèche foudroyant Anthony Lopes, peut en tout cas être rangé dans la même collection que ses coups d’éclat de 2015-2016. On était également très loin de ses premiers mois balbutiants en Bretagne lorsque l’ancien prodige lyonnais a semé Nabil Fekir et Houssem Aouar avant de provoquer le carton jaune de Marcelo (61e).

Impliqué dans la plupart des beaux coups de son équipe pour la première sur le banc de Julien Stéphan, il est passé tout sourire devant les journalistes, mais sans commenter son meilleur match de la saison jusque-là. Mis à part quelques gobelets jetés dans sa direction par des supporters après ce but fêté sans retenue devant le virage nord du Parc OL, Hatem Ben Arfa a vécu une soirée parfaite pour ses retrouvailles avec son club formateur.

« Je ne sais même pas si Anthony Lopes a vu la balle »

« Hatem a été décisif, il a fait un grand match, mais comme l’ensemble des joueurs aujourd’hui », a sobrement commenté son nouvel entraîneur Julien Stéphan. Malgré la domination lyonnaise (61 % de possession), le numéro 18 rennais a touché 64 ballons mercredi, soit plus que tout autre joueur breton, avec 94 % de passes réussies à la clé. « On connaît tous ses qualités. Quand il part comme ça, balle au pied, il est inarrêtable. Je ne sais même pas si Anthony Lopes a vu la balle », sourit Romain Del Castillo, lui aussi formé à l’OL.

Il y a deux ans, Bruno Genesio comparait pour 20 Minutes Hatem Ben Arfa et Nabil Fekir : « Tels des peintres qui ne savent pas ce qu’ils vont peindre en se levant, ils inventent tous les deux des choses. Ce sont des génies ». Mais hormis son récital en septembre à Manchester City (1-2), « Nabilon » a du mal à endosser ce costume de créateur imprévisible cette saison. Remplaçant à Lille samedi (2-2), il a confirmé sa méforme mercredi et il a souffert de la comparaison avec Hatem Ben Arfa sur ce match.

« L’écart avec son niveau maximum est impressionnant »

Bloqué à quatre buts et quatre passes décisives en L1… et à quatre matchs disputés en intégralité (toutes compétitions cofondues), l’international tricolore de 25 ans est très loin de son niveau de 2017-2018 (23 buts et 8 offrandes). Interrogé sur son cas, Jean-Michel Aulas n’a pas cherché à nier cette mauvaise passe, même si tout le collectif lyonnais est passé au travers face au Stade Rennais.

« Comme c’est probablement notre meilleur joueur, ça se voit plus que les autres quand il n’est pas à 100 %, indique le président de l’OL. Il fait pourtant tout ce qu’il faut mais c’est vrai que l’écart avec son niveau maximum est impressionnant. » Un gouffre expliquant en partie le manque de liant côté lyonnais mercredi. Après tout, l’irrégularité est souvent un défaut majeur des « génies », non ?