VIDEO. France-Irlande: Les Bleus s’imposent facilement (2-0), Deschamps prend des enseignements

FOOTBALL Malgré le déluge sur Paris...

Nicolas Camus, au Stade de France
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Giroud ouvre le score
Giroud ouvre le score — FRANCK FIFE / AFP

Le temps était irlandais, tout le reste était français. Sous le déluge de Saint-Denis, la France a facilement battu l’Irlande (2-0), lundi soir, pour son premier match de préparation à la Coupe du monde. Au-delà de la victoire, cette rencontre, face à un adversaire très faible, a le mérite d’avoir permis à Deschamps de tester de nouvelles associations et de prendre des informations intéressantes sur ses latéraux.

Une bonne mise en jambes. La France a dominé de la tête, des épaules et de tout le reste. On aurait aimé voir les Bleus un poil plus inventifs et efficaces face à ces Irlandais déjà en vacances, et seulement là pour nous montrer à peu près à quoi s’attendre contre l’Australie. Mais cela reste un premier match fait pour les tests, après quelques jours de gros travail physique. Jamais mis en difficulté, les Bleus ont assuré l’essentiel juste avant la pause, par Giroud (40e) puis Fekir (44e). On a davantage vu de changements que d’occasions en seconde période, mais c’était aussi le but de la manœuvre.

Mendy et Sidibé rassurants. L’état de forme de nos latéraux était l’un des enjeux du soir. On n’avait pas trop de doutes sur Sidibé, pas absent trop longtemps malgré l'importance de sa blessure, en avril. C'était autre chose  pour le joueur de City, de retour d’une rupture des ligaments croisés. Il est monté en puissance au fur et à mesure de ses 62 minutes de jeu. D’abord prudent, Mendy s’est ensuite montré percutant, obligeant même Doyle à se coucher sur une frappe (25e). Petit bémol, il n’a pas eu besoin de défendre. Son match ne peut garantir qu’il sera au top pour le Mondial, mais Deschamps a tout de même dû être conforté dans son choix de parier sur lui.

Et si on commençait le Mondial en 4-3-3 ? Depuis l’Euro, Deschamps avait opté pour le 4-4-2, pour recentrer Griezmann. La tendance a changé récemment, avec des matchs moins maîtrisés qui ont poussé le sélectionneur à revenir à trois milieux. Cela avait bien fonctionné en Bulgarie et en Allemagne, par exemple, l’automne dernier. Encore hier, il a choisi cette option, avec juste une légère variante - Fekir presque en numéro 10 derrière les deux autres attaquants. Elle a l’avantage d’offrir plus de liberté à Mbappé, le plus dangereux lundi même s’il en fait parfois trop. Fekir est également à l’aise dans ce rôle. Avec le socle des trois milieux, où Tolisso s’affirme de plus en plus, l’ensemble gagne en cohérence. On verra contre l'Italie vendredi, mais ce ne serait pas une surprise de voir les Bleus débuter ainsi en Russie.

Giroud, encore et toujours. DD peut faire ce qu’il veut, jouer à deux, trois ou quatre devant, aligner Mbappé, Griezmann, Fekir ou Jean-Pierre de la compta à ses côtés, Olivier Giroud plantera toujours son but. En ouvrant le score en mode bélier dans la surface, il a inscrit son 31e but sous le maillot bleu. Il rejoint Zidane au palmarès, en attendant de laisser Trezeguet dans le rétro. Indispensable, quoi qu’on en dise.