Suède-France: «On avait eu de la réussite», les Bleus ne font pas les malins vu les difficultés du match aller

FOOTBALL Ils l’avaient emporté deux buts à un, après avoir largement subi et concédé l’ouverture du score…

N.C.

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L'équipe de France à l'entraînement à la Friends Arena de Solna, à la veille du match contre la Suède le 8 juin 2017.
L'équipe de France à l'entraînement à la Friends Arena de Solna, à la veille du match contre la Suède le 8 juin 2017. — FRANCK FIFE / AFP

De notre envoyé spécial à Solna,

Il y a évidemment la retenue habituelle qui prévaut dans chaque conférence de presse de veille de match. Mais on arrive encore à voir quand c’est sincère ou non, et là, dans les propos de Hugo Lloris et Didier Deschamps jeudi à Solna, la méfiance envers l’équipe de Suède n’était pas feinte. Il faut dire que le match aller au Stade France, en novembre, a marqué les esprits. Pour ceux qui ne se rappellent que du score (2-1), assez flatteur, voilà de quoi se rafraîchir la mémoire.

Les Bleus n’en ont pas besoin, bien sûr. Ils se souviennent très bien avoir pris le bouillon à partir du quart d’heure de jeu, pour finalement concéder l’ouverture du score peu de temps après la pause. L’égalisation ultra-rapide de Pogba leur avait permis de ne pas trop douter et une erreur du gardien Olsen de l’emporter. Pas de quoi pavoiser. « On avait eu de la réussite sur les buts marqués, reconnaît Lloris. Ils nous avaient posé beaucoup de problèmes, avec de la fluidité et de la rapidité dans leur jeu. Nous, on avait eu du mal à mettre du rythme, et à la moindre perte de balle, ils nous faisaient mal. »

L’exposé de DD

La surprise avait été grande, il faut bien le dire. Après les retraites internationales d’Ibrahimovic et Kallstrom, on n’imaginait pas que les Suédois seraient aussi coriaces. « Ils ont sans doute une plus grande force collective, note le capitaine des Bleus. Avant ils se reposaient plus sur le talent de Zlatan. » Pour les détails, on laisse la parole à maître Deschamps, qui a pris un malin plaisir à bien montrer l’étendue de ses connaissances sur leur équipe à nos confrères suédois, qui pensaient le coincer un peu.

« Cette équipe a évolué avec ces départs. Le système est mieux huilé, avec ce 4-4-2 bien organisé. Les deux attaquants sont très complémentaires, les joueurs de couloirs amènent de la vitesse. On connaît bien Durmaz puisqu’il joue en France [à Toulouse], mais celui qui est capable d’apporter la petite étincelle, c’est Forsberg. C’est une équipe solide athlétiquement, qui connaît bien son football. Elle le récite, en abusant moins des longs ballons mais en essayant de construire en partant de derrière. Les joueurs peuvent changer mais l’animation reste la même. La Suède vient d’aller gagner au Portugal, c’était en match amical mais ce n’est pas rien ».

Fin du cours magistral. Sa conclusion : « Ce n’est pas après le match aller chez nous qu’on va arriver ici la fleur au fusil ». Si on pouvait repartir avec, en revanche… Oui, on sait que cette expression ne veut rien dire dans ce sens-là. Mais on saisit l’image, non ?