Passer au contenu principalPasser à l'en-têtePasser au pied de page
Les choses qui nous titillent chez les Bleus, deux mois après l'Euro

Italie-France: Les choses qui nous titillent chez nos Bleus, deux mois après l'Euro

FOOTBALLLa rentrée des classes en Italie marque le début d'un nouveau cycle pour l'équipe de France, entre continuité et chantier ouvert pendant l'Euro...
Nicolas Camus

Nicolas Camus

l’a bien dit mardi à Clairefontaine, « , c’était beau, mais il faut passer à autre chose ». Le nouveau leader des Bleus, sur le terrain tout du moins, a raison. Un nouveau cycle de deux ans s’ouvre jeudi avec un match amical face à l’Italie, destiné à se mettre en jambes pour le vrai rendez-vous de ce mois de septembre, mardi prochain en Biélorussie. Cette rentrée des classes, point de départ des qualifications à la Coupe du monde 2018, .

Qui n’en veut du statut de leader ?

Ça sent la fin de parcours pour , pas appelé par Deschamps et qui aura 37 ans en 2018. Capitaine officieux des Bleus, dans un vestiaire où ne se bousculaient pas les forts en gueule. Les lignes vont bouger, des personnalités prendre plus de place. Il le faut, si cette génération veut gagner quelque chose un jour. « C’est important, dès le départ, de donner des responsabilités et du temps de jeu à des joueurs plus jeunes », disait d’ailleurs le sélectionneur au moment de dévoiler sa liste.

Parmi les candidats - tous non déclarés -, on pense à Lloris (blessé pour cette fois), Varane, Matuidi, Pogba et Griezmann. Un peu par défaut, il faut l’avouer. Ce sera sans , déjà, qui préfère décliner l’offre. « Je ne vais devenir un cadre parce qu’on me le demande, ça ne marche pas comme ça, a-t-il balayé à Clairefontaine, jeudi. Je serai le même joueur, qui fait des blagues mais pas du genre à trop parler. » Et qui voit-il endosser le rôle, alors ? « C’est un peu tout le monde qui doit le faire, à sa manière », estime Griezmann, qui a tout de même un faible pour Varane, « un grand défenseur » qui « a ça en lui de pouvoir prendre la parole ». No Game Of Throne, saison 1 épisode 1, c’est jeudi à Bari.

Question d’organisation…

L’héritage fort de l’Euro, c’est le système à deux attaquants qui va si bien au blondinet préféré des Français. « Je ne peux pas renier ça », avoue , qui a appelé un attaquant de plus par rapport aux listes qu’il avait l’habitude de faire. L’intéressé ne compte pas pour autant jouer de son statut de meilleur buteur et meilleur joueur de la compétition pour peser dans les choix. Il assure qu’il ne boudera pas si le 4-2-3-1/4-4-2/truc qui nous a permis de - appelez-le comme vous voulez - n’est pas reconduit.

«  « Je n’ai rien à revendiquer. J’ai toujours dit que plus je suis près de la surface, mieux je me sens et plus je suis dangereux. Mais je suis au service du coach et du collectif. »  »

« On a fini comme ça parce que l’équipe était plus à l’aise, mais on peut jouer aussi dans un autre système », enquille Deschamps… au cas où il y ait des espions adverses dans la salle, sûrement.



On part là dessus non ?

Bon, on met qui en défense ?

Devant, en attendant un éventuel retour un jour de Benzema, c’est réglé. Au milieu et sur les côtés c’est davantage mouvant, mais seulement parce que tous les concernés ont donné satisfaction au gré des choix du sélectionneur (, Matuidi, Pogba, , Sissoko, Coman, alors que ). Reste la défense, .

Etablissons un rapide état des lieux :

  • Dans l’axe : Varane est revenu mais il va vraiment falloir qu’il devienne patron espéré depuis deux ans, Umtiti est le grand gagnant de l’Euro mais n’a pas choisi la facilité avec le Barça, Koscileny est la valeur la plus sûre du moment, Rami un bon mec de banc, Mathieu pas vraiment « EDF CDM 2018 project » compatible, Zouma en phase de reprise, Lucas Hernandez trop jeune, Laporte bientôt Espagnol, Mangala trop Mangala.
  • Sur les côtés : Il y a un boulevard à gauche pour Kurzawa s’il s’installe vraiment dans le 11 du PSG, alors que Digne va devoir trimer en Catalogne. A droite, Sagna a 33 ans et ne fera sans doute jamais mieux qu’à l’Euro. L’avenir est clairement entre les pieds de Sidibé (24 ans), dont on espère qu’il va confirmer son gros potentiel, et… Corchia (26 ans) ? Le Lillois, enfin appelé, donne tout de même l’impression de stagner depuis ses excellents états de service en Espoirs, il y a quelques années déjà.

En résumé, on n’est pas près d’avoir un back-four inamovible. Il y a des places à prendre, et c’est maintenant. « On part sur une longue période, ce ne sera pas à chaque fois les mêmes joueurs qui seront appelés, prévient Deschamps. Ceux qui sont là aujourd’hui devront en profiter et confirmer. » , et c’est la raison pour laquelle même un amical en Italie début septembre, alors qu’on est encore en train de se persuader que si si notre bronzage se voit encore un peu, n’est pas à négliger.