Euro 2016: Pourquoi les Anglais sont (encore) des losers dans une grande compétition

FOOTBALL L’équipe d’Angleterre n’a plus atteint le dernier carré d’un grand tournoi depuis 1996…

Marc Nouaux
— 
Roy Hodgson, le désormais ex-sélectionneur de l'Angleterre lors de la défaite des Anglais face à l'Islande (1-2) en 8es de finale de l'Euro, le 27 juin 2016 à Nice.
Roy Hodgson, le désormais ex-sélectionneur de l'Angleterre lors de la défaite des Anglais face à l'Islande (1-2) en 8es de finale de l'Euro, le 27 juin 2016 à Nice. — BPI/Shutterstock/SIPA

L’Angleterre, un éternel loser ? Depuis 1996, elle n’a jamais passé les demi-finales d’un grand tournoi. 8e de finaliste en 1998 et 2010, ¼ de finaliste en 2002, 2004, 2006 et 2012 , éliminée en poules en 2000 et 2014 et non-qualifiée en 2008. Son élimination face à la « petite » Islande (1-2) lundi soir vient confirmer un peu plus sa mauvaise réputation. Et on vous explique pourquoi c’est amplement mérité.

  • Un sélectionneur dépassé

Roy Hodgson ne s’attendait certainement pas à ça. Le sélectionneur anglais de 68 ans vivait depuis deux ans un parcours presque parfait à la tête de la sélection. Vainqueur de tous ses matchs de qualification, l’Angleterre a plutôt assuré en poule mais sans vraiment se rassurer. Depuis le début de l’Euro, le style de jeu laissait à désirer et Hodgson n’a pas semblé tirer les enseignements des premiers ratés. Face à l’Islande, il a titularisé Sterling et Kane pourtant à côté de la plaque depuis deux semaines. Jamie Vardy, en pleine bourre depuis un an, a encore été laissé de côté. Sans parler de l’entrée en jeu de Wilshere, qui a joué moins de 10 matchs avec Arsenal cette saison. Conséquence, après quatre ans en tant que sélectionneur, Hodgson a démissionné sitôt la défaite et a cristallisé l’échec de l’Angleterre. Il faut bien un coupable.


  • Encore un gardien en bois

Depuis l’émergence de Joe Hart, l’Angleterre pensait en avoir terminé avec sa malédiction des gardiens de but spécialistes de la boulette. On s’était juré Outre-Manche que les fautes de main de James, Robinson, Forster and co ne seraient plus que des mauvais souvenirs. Sauf que Hart n’a pas pu s’empêcher de confirmer la règle.

A 29 ans, déjà auteur de quelques bourdes avec City cette saison, le gardien anglais a été coupable d’une grossière erreur sur un but de Bale, face aux Gallois. Le Citizen a remis ça lundi et a tremblé sur la frappe de Sigthorsson qui a donné l’avantage à l’Islande. Si Hart n’a pas commis LA grosse boulette, sa faute de main a précipité la chute de son équipe. La tuile.


  • Des pépites en toc

On a assez parlé de la jeune génération dorée des Anglais. La sélection composée pour l’Euro était jeune mais brillante. En tête d’affiche, Raheem Sterling transféré à City pour 69 millions d’euros il y a un an. Il a été un flop total, brillant par son individualisme et son inefficacité. Harry Kane, le meilleur buteur de Premier League, a erré comme une âme en peine, le jeune Rashford n’a pas vraiment eu de responsabilité à prendre tout comme Vardy, le sérial-buteur de Leicester, titularisé à une seule reprise en quatre matchs. Quant au capitaine Rooney, replacé au milieu de terrain, il a été effacé, pas assez présent pour assumer son rôle de leader.