OM-PSG: Pourquoi on adore Marco Verratti, «un italiano vero»

FOOTBALL Un article à lire en écoutant du Toto Cutugno…

Julien Laloye

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Marco Verratti, le 24 septembre 2014 au Qatar.
Marco Verratti, le 24 septembre 2014 au Qatar. — MEIGNEUX/SIPA

Ses dribbles insolents vous donnent envie d’être footballeur. Sa petite tête de polisson napolitain vous donne envie de passer des vacances sur la côté amalfitaine. Son compte instagram vous donne envie d’avoir sa vie. Parce que Marco Verrati est ce que l’Italie a fait de mieux au XXIe siècle, 20 Minutes lui rend un hommage patriotique avant le classico de dimanche.

 

 

Si Verratti était un plat italien

Le petit Marco ne sait pas cuisiner. «Il ne sait rien faire à part l’omelette», précise madame. Ca ne l’empêche pas d’aimer la bonne bouffe, notamment les fameux plats de pâte de la Casa Di Sergio, avenue des Ternes, pas loin de la Place de l’Etoile. Sergio Calabrese, le patron des lieux, lui sert à chaque fois son pêché mignon. «Comme beaucoup de sportifs, il aime la pasta. Lui, c’est des pâtes tomates basilic bien fraîches, avec des pousses de navet. C’est un plat qui lui correspond bien».

 

 

Le même qu’imagine Sergio quand il allume sa télé pour regarder Marco Verrati écœurer ses adversaires avec le PSG. «Des bonnes linguine à la tomate avec du pecorino, un fromage romain. Parce que c’est un plat qui donne de la force, parce que c’est un plat simple et élaboré, comme le jeu de Marco. Il a une vision du jeu extraordinaire pour son âge, on est en train de s’en rendre compte. C’est un Pirlo puissance quatre !»

Si Verratti était un acteur italien

Ceux qui ont regardé Gomorra, récemment sur Canal +, savent. Marco Verratti, avec ses grands yeux bleus de petit minet, c’est le loubard attachant du quartier Scampia qui fait le guet pour la famille Savastano en s’exerçant aux roues arrières avec la moto des copains. L’image fait sourire Antoine Compagnone, directeur du festival du film italien de Villerupt, en Meurthe-et-Moselle.

«Il n’est pas napolitain, il vient des Abruzzes, même si c’est vrai qu’il a ce côté Robin des Bois sympathique, un peu caricatural quand il s’agite avec ses mains pour éviter un carton ! Il me fait penser à Massimo Troisi. C’était un artiste superbe, un peu fou fou sur scène, qui sortait de nulle part comme Verratti, un joueur qui débarque de Série B pour être un des meilleurs du monde». On souhaite simplement au milieu du PSG de ne pas mourir 12 ans heures après un match de L1, comme Troisi après le tournage du Facteur, son chef d’œuvre, un film dans lequel Philippe Noiret joue le rôle de Pablo Neruda.

Si Verratti était un chanteur italien

Là, on a un problème. D’abord parce que le légendaire Claude Barzotti, expert parmi les experts, n’a pas daigner décrocher son téléphone pour nous parler des chanteurs cheveux couleur corbeaux. Ensuite, et c’est lié, parce qu’on n’y connait rien en variété italienne. «Facile, son chanteur préféré, c’est Pino Daniele», nous souffle Sergio Calabrese. Un jazzman napolitain assez classieux, dont la mort récente a ému toute l’Italie, y compris le chef du gouvernement Matteo Renzi.

Pourquoi pas, même si on imaginait davantage Marco rouler coude sur la portière de l’audi TT en écoutant le rap agressif du groupe cosang, ou bien un bon Tiziano Ferro des familles en fonction de la saison. Notre choix définitif, quand on le voit tenter un double contact à deux mètres de la cage de Sirigu? Ce remix de Raffaella Carra, entendu dans l’intro de la Grande Bellezza. Avec un best of des dribbles de Verratti, cela passe tout seul, vous verrez.