Tour de France 2025 : Thierry Gouvenou dézingue « les abrutis » qui craquent des fumigènes devant les coureurs
recadrage•Le directeur de course du Tour n’a pas aimé ce qu’il a vu notamment dimanche dans les dernières montées avant l’arrivée à Boulogne-sur-MerN.C.
On s’était fait la réflexion en regardant le final de la 2e étape, dimanche, dans les monts du Boulonnais. Certains spectateurs sur le bord de la route, notamment dans les deux avant-dernières montées, ont eu la riche idée de craquer des fumigènes au passage des coureurs, envoyant un nuage de fumée dans le peloton. Interrogé par RMC ce mardi au départ d’Amiens, le directeur de course du Tour de France, Thierry Gouvenou, n’a pas mâché ses mots pour dire tout le mal qu’il en pensait.
« Ils sont en plein effort, ils respirent au maximum de leurs capacités et ils doivent faire de l’apnée pendant quelques secondes. C’est quand même incompréhensible de gêner des sportifs à ce point-là, a critiqué l’ancien coureur. Derrière, le nuage de fumée fait qu’on ne voit plus le danger qu’il y a devant et ça peut provoquer des chutes. On a des gens complètement inconscients des problèmes de sécurité et il faudrait vraiment que ça cesse […] C’est inacceptable. »
Relancé sur les moyens de la direction pour lutter contre ces comportements, l’architecte du parcours du Tour a reconnu qu’il était très difficile d’agir. « On a déjà par le passé demandé à la Garde républicaine d’aller intercepter des gens, mais une fois que le fumigène est allumé, c’est quand même compliqué, a-t-il expliqué. Je pense qu’il faut en appeler au bon sens des supporters. »
Gouvenou espère que le message est passé, alors qu’il devrait y avoir encore beaucoup de monde le long des routes dans le final de l’étape du jour, avec quatre montées dans les 30 derniers kilomètres menant à Rouen. Sans parler bien sûr des étapes de montagne à venir, toujours noires de monde.
Toute l'actu du Tour« J’espère qu’on n’aura pas autant d’abrutis en montagne qu’on a eus en début de Tour de France, qu’ils vont se raisonner, parce que ce n’est pas acceptable. Ce n’est pas dans les règles et ça peut être punissable », rappelle le dirigeant. Visiblement très remonté.


















