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Coquard écope d’un carton jaune… et de la rage d’un équipier de Philipsen

Tour de France 2025 : Bryan Coquard écope d’un carton jaune… et d’un gros coup de gueule d’un équipier de Philipsen

nervositéLe sprinteur français impliqué dans la lourde chute du maillot vert a été sanctionné par les commissaires, lui qui a fini lui-même à terre à Dunkerque
Nicolas Camus

N.C.

On appelle ça une journée pourrie. Bien comme il faut. Alors qu’il nourrissait de grandes ambitions au matin de la 3e étape du Tour de France lundi, Bryan Coquard s’est finalement retrouvé dans tous les mauvais coups pendant les 178 km qui reliaient Valenciennes à Dunkerque. A soixante kilomètres de l’arrivée, d’abord, il a été impliqué dans la lourde chute qui a contraint le maillot vert Jasper Philipsen à l’abandon.

Pour cela, le sprinteur français de l’équipe Cofidis a écopé d’un carton jaune, grande nouveauté de cette édition. Il a été sanctionné – sévèrement – par les commissaires pour « sprint irrégulier » lors de l’intermédiaire d’Isberg, tout comme le Belge Edward Theuns.

Deux cartons = exclusion

Le système de cartons a été mis en place en début de saison par l’Union cycliste internationale (UCI) pour tenter de discipliner un peloton qui va de plus en plus vite. Le réglement prévoit, en plus d’une amende de 500 francs suisses et d’un retrait de 13 points UCI, qu’un coureur est exclu de la course et suspendu pour sept jours en cas de deuxième carton jaune.

Coquard et Theuns sont donc désormais en sursis, tout comme Davide Ballerini et Danny van Poppel, sanctionnés eux pour leur comportement lors du sprint final à Dunkerque. Un emballage pendant lequel Coquard a lui-même goûté le bitume à la suite d’un impressionnant « soleil ». Vraiment pas sa journée.

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Pour l’achever bien comme il faut, le poisson-pilote de Philipsen chez Alpecin, Jonas Rickaert, en a remis une couche une fois la ligne d’arrivée franchie, après l’avoir déjà pris à partie lors de l’étape. « J’étais en colère contre lui, je voulais avoir sa version. Il a dit qu’il ne pouvait rien y faire, mais ce n’est pas la première fois qu’il prend trop de risques dans un sprint intermédiaire, a expliqué le coureur belge au média Sporza. Risquer sa vie pour 10 points, c’est de la folie. »

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Malheureux d’avoir été impliqué dans l’abandon du premier porteur du maillot jaune de cette édition, Coquard a présenté ses excuses à l’arrivée. Les patrons de Philipsen l’ont entendu et ne lui en veulent pas. A raison. Cette chute est avant tout la faute au manque de chance. « Personne n’a bien ou mal fait, ce qui est arrivé est malheureux, je ne pense pas que quelqu’un soit à blâmer. » Vu sa tête lundi soir, le coureur français l’a très bien tout seul, de toute façon.