« Je m’en fous, en fait »… Julian Alaphilippe « fatigué » par les sorties polémiques de Lefévère
BASTA•Le coureur français Julian Alaphilippe essaye de faire abstraction des sorties au chalumeau de son patron à la Soudal-Quick Step, Patrick LefévèreA.L.G.
Dans le viseur de Patrick Lefévère, son patron au sein de l’équipe Soudal-Quick Step, Julian Alaphilippe a pris la parole chez nos confrères de RMC et de France Info, vendredi, pour expliquer la manière dont il avait vécu les violentes critiques du Flamand contre sa compagne l’ancienne cycliste Marion Rousse. Pour rappel, Lefévère avait laissé entendre que la consultante, en couple avec Alaphilippe, avait une mauvaise influence sur son coureur. « Julian est sous la coupe de Marion Rousse », avait-il déclaré avec la plus grande délicatesse (FAUX).
Habitué du personnage et de sa gouaille légendaire, Alaphilippe a fait comprendre que, si les propos de son patron avaient pu blesser Marion Rousse, en ce qui le concerne, les frasques de Lefévère lui passaient au-dessus. « J’ai réussi vraiment à m’en détacher au maximum comme j’ai souvent l’habitude de faire. Après ça m’a plus fait chier pour Marion qui, elle, n’a rien demandé et qui n’aime pas du tout être dans les histoires, a-t-il expliqué. Elle n’a pas apprécié être mêlée avec des propos comme ça qui étaient inutiles et qui n’avaient pas de sens (…) Mais pour moi, non, je m’en suis détaché. Je m’en fous, en fait. » La force de l’habitude, dirons-nous.
Relancé sur le sujet, le double champion du monde sur route s’est dit « fatigué de ça ». « Du coup je m’en fous. La seule chose que je peux faire, c’est faire bien mon travail et je le fais très bien, du mieux que je peux, en tout cas depuis de nombreuses années et à partir du moment où je me sens comme ça le reste, je m’en moque », a-t-il conclu.
« On a l’impression que je ne parle que de Julian »
Lequel Lefévère s’est lui aussi exprimé samedi chez nos confrères de L’Equipe, samedi, sans pour autant revenir sur cette affaire en particulier. « Je voudrais juste qu’on comprenne que moi aussi je suis choqué de ne pas pouvoir dire ce que je pense. Et pas seulement concernant Julian. Un jour peut-être, j’ouvrirai vraiment ma gueule, et pour de bon cette fois », a-t-il lancé, énigmatique. Sans vouloir s’attarder sur ses propos contre Alaphilippe et Rousse, expliquant prendre « juste la liberté de dire ce que je pense », le Flamand préfère revenir sur l’autre erreur qu’il a faite et qui justifie selon lui les mots durs à l’encontre de ses coureurs, dont il est de plus en plus coutumier.
« Oui, et j’en ai fait des erreurs ! Mais la plus grosse c’est de m’emballer pour un coureur, de vouloir lui faire signer ou de revaloriser un contrat après une victoire qui m’a impressionnée. Mon euphorie peut me jouer de mauvais tours parfois et je m’en veux après. Ça ne vaut pas seulement pour Alaphilippe mais pour d’autres aussi. On a l’impression que je ne parle que de Julian mais c’est faux, mes critiques valent pour bien d’autres coureurs (…). Alors quand ça ne marche pas, je m’en veux d’avoir fait signer de tels contrats. Et je le dis parce que c’est mon erreur. »


















