Pas de Tour de France pour Julian Alaphilippe, encore égratigné l’air de rien par Patrick Lefevere
cyclisme•Le Français, qui sort de deux saisons compliquées, va se concentrer sur les classiques et le Giro pour ce qui est peut-être sa dernière année chez Soudal-Quick StepN.C.
On avait coché quelques étapes dessinées pour lui, notamment la deuxième menant à Bologne ou un peu plus tard, avec l’arrivée au Lioran, mais il faut se faire raison : Julian Alaphilippe ne sera pas présent sur les routes du Tour de France l’été prochain. Le patron de son équipe Soudal-Quick Step Patrick Lefevere avait éventé la nouvelle mardi soir lors de la présentation de la saison à venir, et l’intéressé n’a pas démenti ce mercredi dans L’Equipe, expliquant vouloir se concentrer sur les classiques et le Tour d’Italie.
« Ce n’est pas une non-sélection et ce n’est pas une punition du tout. Faire le Giro était dans ma tête depuis un petit moment. La question était de savoir quand j’allais y participer et cet hiver quand on a établi le programme, j’ai dit : "Pourquoi pas cette année ?" Entre l’Australie, les classiques et le Giro, j’avais envie de changement », justifie le coureur français dans son interview.
« Pas toujours intelligent »
C’est donc Alaphilippe qui a proposé ce programme, et Lefevere qui a donné sa bénédiction. Le grand manitou belge ne voyait de toute façon pas son poulain en « domestique » du leader Remco Evenepoel sur la Grande Boucle. « Je n’aime pas cette image-là », a déclaré Patrick Lefevere, qui croit encore en une belle saison de l’ex-double champion du monde.
Les deux dernières ont été pour le moins compliquées, entre pépins à répétition et manques de résultats. Le Belge a souvent asticoté le Français en répétant qu’il lui coûtait cher et qu’il attendait plus de retour sur investissement. Cette fois encore, il n’a pas pu s’empêcher d’en mettre une petite à son coureur de 31 ans. « Je pense que le Giro convient à son style de coureur impulsif, pas toujours intelligent mais que les gens aiment », a ainsi estimé Lefevere. Le lien se distend peu à peu mais l’intéressé, qui arrive en fin de contrat, ne veut pour l’instant penser qu’aux prochains mois.
Les voyants au vert
« On verra quand ce sera le moment, dit-il à L’Equipe au sujet d’une prolongation. Cela a été un peu difficile l’an dernier, avec une saison en dents de scie et quand j’avais eu des discussions, ce n’était pas forcément agréable. J’ai mis beaucoup de choses de côté, j’ai pris du recul. J’ai vécu un hiver très simple et basique, je me sens bien, relax. C’est souvent un bon signe, un sentiment que je n’avais pas connu depuis un moment. »
Les premiers éléments de réponse sur la forme d’Alaph' sont attendus sur le Tour Down Under, qui s’élance mardi en Australie. Lefevere, même de loin, suivra ça avec attention. « On a trouvé un accord. Il m’a dit : "Patrick donne-moi encore un hiver". C’est à lui maintenant de le montrer. J’aime les coureurs qui répondent à la pédale et il va le faire. Je pense qu’il est encore capable de faire des résultats. »


















