Passer au contenu principalPasser à l'en-têtePasser au pied de page
A un an des Jeux, les Bleus bouclent des Mondiaux de para athlé décevants

Mondiaux de para athlétisme : « On attendait beaucoup mieux »… Les Bleus dans le dur à un an des Jeux

répétitionAvec quatre médailles de bronze glanées en dix jours de compétition, l’équipe de France termine à la 58e place du classement des médailles
Nicolas Camus

N.C. avec AFP

Après dix jours de compétition, les championnats du monde de para athlétisme à Paris se sont terminés lundi soir avec un bilan très mitigé pour l’équipe de France, à un an des Jeux paralympiques 2024. Les Bleus, qui comptaient 34 représentants, ont terminé à la 58e place du tableau des médailles, avec quatre médailles (toutes en bronze), loin la Chine (45 médailles dont 16 titres) et le Brésil (47 médailles, 14 en or).

« On attendait beaucoup mieux. J’avais annoncé entre cinq et sept médailles. Pour le moment on est bloqué à quatre, constate Guy Ontanon, responsable de la performance de l’athlétisme handisport français. Il y a eu beaucoup de records personnels, on a eu 36 finalistes tout de même, il y a eu deux records d’Europe. On a décroché cinq quotas pour les Jeux, douze cinquièmes places. Ce n’est pas un bilan négatif en soi, mais on ne va pas se réjouir de ce niveau. »

La règle des 3T : talent, temps, travail

Force est de constater que l’équipe de France a encore du travail avant d’investir le Stade de France l’été prochain (28 août-8 septembre 2024). Le co-capitaine de la délégation Trésor Makunda et ses coéquipiers voulaient « faire plaisir à leur public », avaient-ils annoncé, mais hormis les satisfactions apportées par Manon Genest et Valentin Bertrand en saut en longueur T37 (paralysie cérébrale), il y a eu beaucoup de déceptions.

L’accès à ce contenu a été bloqué afin de respecter votre choix de consentement

En cliquant sur« J’accepte », vous acceptez le dépôt de cookies par des services externes et aurez ainsi accès aux contenus de nos partenaires.

Plus d’informations sur la pagePolitique de gestion des cookies

Le camp français a tout de même cherché du positif, notamment en exposant la part importante de jeunes présents dans la délégation. « Il faut leur démontrer que pour réussir, pour être performant, il faut effectivement du talent, mais qu’il faut aussi beaucoup de temps et de travail, insiste Guy Otanon. Aujourd’hui, on n’a peut-être pas encore mis tous ces ingrédients en place. Et ça va être mon rôle de les apporter dans l’année qui va nous mener aux Jeux paralympiques. »

L’objectif des 100.000 spectateurs atteint

Le dirigeant a annoncé un resserrement des moyens autour des 15-20 athlètes qui ont montré le plus de potentiel pour les préparer au mieux pour la grande échéance. « On connaît les axes d’amélioration et on va tout faire pour que ces cinquièmes places se transforment en bronze, en argent voire en or », assure-t-il.

Côté public, les Mondiaux ont permis d’expérimenter une billetterie payante, avec des places entre dix et vingt euros, une première pour un grand événement de para sport en France. Le Stade Charléty et ses quelque 20.000 places a parfois eu l’air de sonner creux, mais l’objectif des 100.000 spectateurs en dix jours, record établi lors des Mondiaux de Londres en 2017, a été atteint selon l’organisation.