Camp des Loges/PSG: Un Paris sans Germain?

FOOTBALL Les Parisiens aimeraient agrandir leur centre d'entraînement, et pourraient donc être amenés à quitter Saint-Germain-en-Laye...

Antoine Maes

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Le PSG à l'entraînement au Camp des Loges, en août 2009.
Le PSG à l'entraînement au Camp des Loges, en août 2009. — STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

Au PSG, ce que Carlo Ancelotti veut, Carlo Ancelotti l’obtient. C’est vrai sur le marché des transferts ou dans l’abondance de son staff. Mais aussi sur tout ce qui concerne son outil de travail. Car depuis que l’Italien est arrivé aux commandes du club, la réflexion sur le devenir du Camp des Loges s’est accélérée. Trop exigüe, pas assez fonctionnel, le QG des Parisiens ne fait pas l’unanimité. Jean-Claude Blanc, le directeur général, est chargé du dossier et fait face à une contrainte majeure: coincés entre des terrains militaires, les 3,5 hectares du Camp des Loges ne sont pas extensibles.

Emmanuel Lamy: «Même si je ne connais pas encore le cahier des charges du PSG, j’essaie de l’anticiper» 

Dans le secteur proche, quelques villes, comme Poissy, auraient déjà proposé d’accueillir les coéquipiers de Nenê. Un choix qui conviendrait pour le futur du club, mais qui jurerait avec son passé. Quel sens aurait le «SG» de «PSG» si le club quittait son fief? La décision n’est de toute façon pas encore prise. Rester à Saint-Germain-en-Laye serait d’ailleurs la solution privilégiée par les dirigeants. Car la commune fait tout ce qu’elle peut pour ne pas laisser filer les Qataris. «Même si je ne connais pas encore le cahier des charges du PSG, j’essaie de l’anticiper», explique Emmanuel Lamy, le maire saint-germanois. A l’Hôtel de Ville, une équipe dédiée au projet est déjà à pied d’œuvre. Elle bénéficie de l’expertise de Xavier Thuilot, ancien directeur général du Losc, qui avait mené la construction du Domaine de Luchin, le centre d’entraînement des champions de France en titre.

Entre 30 et 100 hectares à 8 kilomètres au nord

Si celui-ci n’a pas souhaité s’exprimer, l’offre qui sera présentée à Jean-Claude Blanc d’ici à cet été est déjà bien avancée. A 8km plus au nord du Camp des Loges, la commune est en capacité de proposer au PSG entre 30 et 100 hectares pour un nouveau centre d’entraînement. Une réserve foncière «extraordinaire pour la région parisienne, qui a la particularité d’être sur notre territoire mais d’appartenir à la ville de Paris», remarque Emmanuel Lamy. Attaché au symbole, l’édile sait bien que sans le PSG, la notoriété de sa ville en prendrait un coup. «On s’enorgueillit d’être la ville natale de Louis XIV et de Debussy, mais aujourd’hui, au  niveau des clics sur Internet pour aller sur le site de la ville, c’est le PSG qui est la première motivation. Et de très, très loin», sourit le maire. Alors autant garder le PSG tout près.